Comme la journée hier, il n’y a pas eu de cours au lycée Léopol Sédar Senghor de Yimbayah, ce jeudi 16 novembre 2017. Tous les élèves ont été libérés par le proviseur, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un proviseur très méfiant qu’on a trouvé assis au tour des encadreurs aux environs de 9 heures 40 minutes. C’est dans cet établissement, complètement vide, que le proviseur Bala Diarra, a confié à notre reporter que pour des mesures de sécurité, ils ont jugé nécessaire de libérer tous les élèves.

« Les jours précédents, les cours se tenaient normalement, mais depuis que les medias sont venus m’interviewer ici, les cours ont été perturbés. Les élèves des écoles voisines sont venus ici hier pour jeter des cailloux. Tout le monde est sorti. Ils ont blessé des élèves. Même moi, j’ai enlevé 800 000 francs guinéens pour les soins d’un des élèves blessés. Donc, pour ma propre sécurité et la sécurité des enfants, nous avons jugé nécessaire de libérer tout le monde » a dit le proviseur.

Ibrahima Soumah, élève au lycée Léopol Sédar Senghor de Yimbaya a livré son amertume par rapport à cette scène de pagaille. «Depuis l’ouverture, on n’a pas eu un professeur de Français. C’est pourquoi, je demande au ministre de l’éducation, Ibrahima Kalil Konaté de nous aider à avoir un professeur de Français. Jusqu’à présent ça ne va pas. Nous demandons aussi aux autorités de rehausser le salaire des enseignants. Il faut écouter les enseignants et faire ce qu’ils ont demandé », a-t-il lancé.

Abdoulaye Sylla, élève en 12ème sciences sociales, se dit très déçu de cette situation. « Si vous voyez que cette pagaille se crée c’est parce que les enseignants ne sont pas en classe. Lorsqu’ils sont dans les salles, ils vont maîtriser tous les élèves. Mais, s’ils n’ont pas obtenu ce qu’ils ont demandé, la pagaille va continuer » estime-t-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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