Un officier de la police judiciaire, Adjudant Diabaté, en service à Mamou a déclaré, le mercredi dernier, que la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Départementale a privilégié la grossesse de 6 mois constatée chez la fillette de 14 ans pour libérer le père de famille accusé d’avoir abusé sexuellement de cette mineure et de sa mère et pendant plusieurs fois, rapporte un observateur de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Un correspondant de presse en poste dans la ville de Mamou, Alpha Oumar Sylla a déclaré à Guineematin.com avoir appris de la Gendarmerie Départementale qu’avoir des relations sexuelles consentantes avec une mineure aliénée mentale ne constitue pas un acte de viol.

« Je viens de la Gendarmerie. Le monsieur a été libéré, parce que son petit frère a pris l’engagement de payer l’argent. La famille des victimes avait demandé 30.000 francs guinéens par jour pour la dépense de la fille. Mais, la famille du présumé violeur a plaidé pour qu’on accepte 15.000 GNF par jour. Ce qui résulte qu’à la fin du mois le montant total à verser est de 450.000 GNF. Sur place, le jeune frère du présumé violeur a versé 250.000 GNF à la famille des victimes. La Gendarmerie aussi n’a pas tenu compte du cas de viol. Les agents ont vu dans cette affaire un cas de grossesse avancée de 6 mois. Ils m’ont expliqué que quand il y a grossesse, on ne peut pas parler de viol, parce que la relation était consentante. Le monsieur a donc été libéré. Son jeune frère a pris l’engagement de payer 450.000 GNF à la fin de chaque mois, jusqu’à l’accouchement. Il s’est engagé aussi à entretenir le bébé et sa mère après l’accouchement », a expliqué notre confrère qui venait juste de sortir de la Gendarmerie.

En attendant d’aborder cette question avec d’autres personnes ressources plus spécialistes, nous avons la ferme conviction qu’au regard de la législation pénale guinéenne, toute relation sexuelle avec une mineure est considéré comme cas de viol, à plus forte raison s’il s’agit d’une mineure aliénée mentale.

En plus, nous ne savons pas qui a enseigné droit à cet officier de police judiciaire, mais nous sommes convaincus que personne ne lui a dit ce qu’il a expliqué pour justifie la libération de l’accusé.

Au moment où nous mettions cette nouvelle en ligne, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Mamou était non joignable. Notre confrère, Alpha Oumar Sylla crois savoir que l’empereur des poursuites de Mamou est en déplacement à l’extérieur de la Guinée.

Mais, ce n’est que partie remise.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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