Le préfet Lamine Cissé accuse des jeunes responsables de l’UFDG et du PEDN issus tous d’une seule famille de Diakolodou Sobakono Kouroumala d’être derrière ce mouvement de protestation qui a viré à l’affrontement entre manifestants et agents de sécurité dans la commune urbaine de Beyla, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

Intervenant ce vendredi, 20 octobre 2017, dans l’émission Koloma-Débat de la radio nationale (RTG), le préfet de Beyla, Lamine Cissé a livré sa version des faits autour de cette crise qui paralyse les activités dans sa juridiction géopolitique depuis pratiquement 72 heures.

« La température est à la normale à Beyla depuis hier à 11 heures. Mais, réellement, je ne peux pas vous dire exactement de quoi il s’agit. J’ai vu spontanément les gens dans la rue, illégalement, après des rumeurs d’une journée seulement. Alors, je ne peux pas me fiez exactement à des rumeurs. Monsieur le maire m’a dit que ce n’est pas lui qui a autorisé une marche. Que d’ailleurs, personne ne lui a saisi d’une marche » a-t-il expliqué en plantant le décor, selon son regard d’administrateur territorial.

Poursuivant son intervention, le préfet de Beyla a déclaré que c’est dans un seul quartier de la commune urbaine qu’il y a manifestation : « là aussi, c’est dans une seule famille qu’on se remue ».

En donnant une coloration communautaire à cette crise, le préfet Lamine Cissé a précisé que sa ville est naturellement divisée en deux blocs : Beyla Sobakono et Diakolodou Sobakono Kouroumala, séparés par la bande occupée par l’Administration.

Les sages de ces deux communautés lui auraient expliqué que ces manifestations ont été provoquée par « un petit noyau de jeunes seulement, mais essentiellement à Kouroumala, qu’on appelle Diakolodou Sobakono Kouroumala dont l’un est responsable de l’UFDG et l’autre est responsable du PEDN ».

Par ailleurs, le préfet de Beyla, Lamine Cissé a déploré « l’attaque par les jeunes manifestants de la concession d’Elhadj Mama Moriba Kourouma, un des doyens de la ville qui n’est pas à son domicile depuis mardi ».

Les mêmes manifestants auraient brûlé des cases aux alentours de la ville pour qu’ils puissent accuser les services de sécurité, en disant que ce sont les gaz lacrymogènes.

Même si le préfet de Beyla n’a pas nommé les jeunes qu’il met en cause, il est officiellement connu dans la préfecture que le secrétaire général du Comité Fédéral des Jeunes de l’UFDG de la préfecture, Abdoulaye Kourouma et son jeune frère Mamady Kourouma du PEDN sont de cette famille Kouroumala de Diakolodou Sobakono.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com