Comme indiqué par nos précédentes dépêches, la ville de Koundara est confrontée actuellement à une violente manifestation des élèves. Et, la plus haute autorité de la préfecture vient d’annoncer à Guineematin.com que les élèves manifestants ont fait libérer les prisonniers qui étaient jusque-là détenus à la prison civile de Koundara.

Selon le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara, les élèves manifestants qui contrôlent actuellement le centre ville se sont attaqués à plusieurs édifices publics et privés dont la DPE, certaines boutiques au marché central, sa voiture de commandement et la prison civile où ils ont fait libérer tous les prisonniers.

« Ils sont allés à la prison civile. Ils ont défoncé la prison civile, brûlé des choses et fait sortir tous les prisonniers. Au nom de Dieu, est-ce qu’on appelle ça une grève ? J’ai réuni les services de sécurité ici pour tirer une conclusion » a déclaré au téléphone de Guineematin.com le préfet de Koundara.

En attendant les conclusions de cette réunion de sécurité, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara met en cause le proviseur du Lycée, Lamine Barry.

« Au lieu de voir cette période qui est très sensible, le proviseur du Lycée a pris sur le coup la décision d’appeler les professeurs principaux à arrêter les cours jusqu’à 10 heures en vue de sanctionner les enfants de 12ème Année qui ont perturbé la montée des couleurs. Pour le proviseur, les cours ne doivent reprendre en 12ème Année qu’à 12 heures. Au moment où les 11ème A et les 9ème sont en classe. Tout le monde est entrain d’étudier. Il a dit au censeur de faire arrêter les cours. Le censeur est venu le voir pour lui demander de faire attention. Il lui dit qu’on ne peut pas arrêter les cours, parce que cette période est très sensible. Mais, le proviseur n’a pas voulu l’entendre de cette oreille. Il a répondu à son censeur que c’est lui qui commande, qu’il a ordonné et que l’ordre doit être exécuté. A retenir d’abord que ce proviseur est le représentant du SLECG. Maintenant, le corps professoral est, à son tour, venu rencontrer le proviseur dans son bureau pour attirer son attention que cette décision de sanctionner collectivement 3 salles de classe en même temps n’est pas bonne. Il a persisté à dire que puisque les enfants ont mal chanté l’hymne nationale, personne ne doit étudier. Les enfants de 12ème sont immédiatement sortis. Trois (3) classes de 85 élèves, 75 élèves et 60 élèves sont sortis jeter les cailloux pour empêcher les autres d’étudier. Voilà comment les enfants ont pris la rue », regrette le préfet de Koundara.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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