Manifestation de rue, circulation bloquée à Hamdallaye

Manifestation de rue, circulation bloquée entre Bambéto et Cosa

Les manifestations de rue continuent à rythmer la ville obscure de Conakry ! Après les chaudes journées de Hamdallaye 1 et 2 qui ont occupé les autres jours de la semaine (Hamdallaye 2 lundi et mardi et Hamdallaye 1 mercredi et hier jeudi), c’est au tour des jeunes de Bomboli et de Koloma (l’axe Cosa-Bambéto) de fermer la circulation dans la journée de ce vendredi pour réclamer l’électricité. C’est à 12 heures 43 minutes que Guineematin.com a appris au téléphone que les jeunes de Bomboli seraient dans la rue- comme c’est devenue la méthode- pour réclamer le transformateur de leur zone.

Une journaliste de la radio Renaissance Fm, contactée au téléphone par Guineematin.com, a confirmé que même la zone de Koloma était concernée par les manifestations de ce vendredi 22 août 2014.

A 12 heures 56 minutes, Guineematin.com a appris qu’il n’y avait pas de circulation sur l’axe Bambéto-cosa à ce moment précis…

Plusieurs quartiers de Conakry sont privés d’électricité. Et, les manifestations de rue sont devenues la formule magique pour arracher l’électricité. Parce que chaque quartier qui manifeste se fait desservir en courant électrique.

Le président Alpha Condé avait promis, lors de la campagne électorale de 2010, de résoudre définitivement le problème d’électricité en Guinée en moins de six mois, s’il était élu. Depuis maintenant plus de trois ans de gouvernance, son régime dit avoir dépensé plus d’un milliard de dollar US dans le secteur énergétique, sans succès.

L’opposant, Sidya Touré, interrogé sur la question, avait estimé que l’échec de ce régime peut aussi être expliqué par la RPGisation à outrance de l’administration publique et des entreprises d’Etat.

A rappeler qu’une chasse aux sorcières avait été organisée dès l’arrivée du président Condé au pouvoir. Les travailleurs de la société d’Etat « électricité de Guinée », EDG, avaient été particulièrement victimes de purge ethnico-régionaliste. Dans un document publié en 2011, ils avaient dénoncé cette pratique de gouvernance, mais n’ont pas été bien soutenue…

Nouhou Baldé

 

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