rio-tintoUne manifestation a été enregistrée ce lundi, 19 septembre 2016, à Moribadou, un des quartiers de la sous-préfecture de Nyonsomoridou, dans la préfecture de Beyla. « Nous manifestons pour réclamer nos droits, et aussi contre l’injustice et le mauvais traitements que Rio Tinto fait subir aux Guinéens », a dit Lansana Traoré, joint au téléphone par Guineematin.com, ce matin. 

 « D’abord, les responsables de Rio Tinto disent que ceux qui manifestent à Conakry protestent seulement parce qu’ils sont endettés à la banque. Nous voulons montrer que ce n’est pas vrai. Nous sommes tous concernés », a dit Lansan Traoré.

Le problème avec Rio Tinto : un an de salaire au lieu de deux ans !

Expliquant l’origine du conflit avec leur employeur, monsieur Traoré estime que les guinéens ont été obligés de signer le PDV (programme départ volontaire). « Rio Tinto avait promis de nous payer deux ans de salaires. Mais, ils nous ont obligés de signer un an, en disant qu’on doit décider rapidement d’accepter ou pas », se plaint le manifestant, précisant que les expatriés, eux, ont eu la possibilité de réfléchir pendant trois mois…

Finalement, les travailleurs guinéens qui ont signé le document (avec la crainte de perdre même ces douze mois de salaires) regrettent aujourd’hui et réclament les deux années de salaires normales pour le départ.

A rappeler que le district de Moribadou est le village le plus proche du Camp « Canga East », le plus grand camp de Rio Tinto en République de Guinée. Et, selon les manifestants, ce sont les citoyens venus de Beyla ville et de la sous-préfecture de Nyonsomoridou, (notamment les districts de Traoréla, Mafindou et Moribadou) qui participent à la manifestation d’aujourd’hui.

Enfin, au-delà des expatriés critiqués, les protestataires dénoncent aussi la traîtrise de certains de nos compatriotes qu’ils accusent d’être corrompus et à la solde de Rio Tinto comme le chef des ressources humaines, le conseiller juridique…

A suivre !

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