canal-satelcomManque de contrat de travail pour les employés dont certains depuis dix ans, absence de prise en charge médicale, primes d’ancienneté… Les travailleurs de la société Satelcom SA- distributeur agréé de Canal plus en République de Guinée- sont dans la rue, à Coléah, ce mercredi 14 septembre 2016, pour crier leur ras-le-bol à la direction générale, a constaté Guineematin.com sur place.

« Nous réclamons notre contrat de travail, la prise en charge médicale… », a annoncé Mohamed Abdoul Karim Kourouma, agent commercial à Satelcom, qui l’un des manifestants.

Egalement interrogé par le reporter de Guineematin.com, Thierno Mamadou Sow, chef d’agence à Satelcom et porte parole des manifestants a dit qu’ils revendiquent leurs droits. « Le minimum de tout ça, c’est notre contrat de travail. Vous-même vous avez constatez sur nos banderoles ; c’est écrit ‘’le contrat maintenant’’. Nous nous sommes là  il y a plus de 10 ans, nous n’avons pas de contrat de travail.  Donc, nous réclamons nos contrats de travail au premier point. Le second point, une prise en charge médicale. Le troisième point, nos primes, notamment les primes d’ancienneté. Donc, il y a toute une panoplie de revendications. Tant que ces points ne sont pas satisfaits, nous continuerons la grève », a menacé le porte parole des manifestants, précisant qu’il n’y aura aucun service minimum.

Après un entretien avec monsieur Souleymane Barry, le PDG de Satelcom (Canal+), madame Diallo Djenabou a fait un premier compte rendu à ses collègues.

« On a rencontré le PDG, il nous dit d’aller à l’inspection générale du travail pour récupérer les contrats et leur faire signer. Mais, il souhaitait qu’il y ait un service minimum dans chaque agence », a-t-elle annoncée, avant d’être interrompue par le reste des travailleurs : « On n’est pas d’accord ! On n’est pas d’accord! La grève continue… ».

La fille du PDG, Mariam Barry, qui se trouve être la Directrice générale de Satelcom (Canal+), a accepté de parler ; mais sans aucun enregistrement : « Ce n’est pas tous les travailleurs. C’est un groupe de nos employés qui revendiquent un doit ; mais, qui est légitime. Pour le moment, nous ne pouvons pas parler aux médias. Mais, ce que je peux vous dire, nous sommes en pourparler », dit-elle, assurant une certitude qu’une issue favorable sera trouvée.

A suivre !

De Coléah, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

 

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