Publireportage : À Montpellier (France), le Ministre guinéen de la Justice et Garde des sceaux, Me Cheick Sako a parrainé lundi, 19 décembre, la cérémonie de prestation de serment de plus de 170 jeunes avocats.

La cérémonie s’est déroulée à la cour d’Appel de Montpelier et à l’école de formation des avocats (Centre-sud) en présence des bâtonniers de Montpellier, Nîmes et Riom, ainsi que de plusieurs autres personnalités françaises.

A cette occasion, le Ministre guinéen de la Justice, Me Cheick Sako, a été honoré en présence d’une délégation guinéenne composée essentiellement de professionnels du droit. Parmi ceux-ci, Me Mohamed Koly Camara, chef de Cabinet du ministère de la Justice, le procureur général près la cour d’Appel  de Kankan, William Fernandez et  Me Amara Bangoura de l’ordre des Avocats de Guinée.

Entre autres honneurs, la présente promotion d’avocats a été baptisée « Cheick Sako ». Le professionnalisme rare, la confraternité et l’humanité de l’homme lui ont valu tout cet honneur dans cette ville française qui l’a accueilli alors qu’il n’avait que 19 ans. Son choix comme parrain a été basé sur les critères précités et le vote des étudiants sortants.

« Le parrain de votre promotion cette année, celui qui vous est proposé en modèle et en exemple, celui que nous voulons honorer et qui vous honore de sa présence et vous donnera ce que j’oserai appeler la bénédiction finale est notre confrère Cheick Sako, ancien avocat  au Barreau de Montpellier, Garde des sceaux,  Ministre de la Justice de la République de Guinée », a affirmé, dans son discours de circonstance, le président de l’Ecole de formation des avocats Centre-sud de Montpellier,  bâtonnier Frédéric  VERINE. Amorçant ainsi les éloges qui ont plu sur le parrain de la cérémonie.

« Je suis très sensible à l’insigne honneur que vous me faites en me désignant comme parrain de la nouvelle promotion d’Avocats ici présente  », a répondu Me Cheick Sako.

Dans un discours captivant, Me Sako a appelé à la maitrise de soi, en citant un proverbe africain ci-après:  » l’ombre du zèbre n’a pas de rayure « . La robe que vous êtes désormais appelés à porter ne devra pas laisser apparaître vos profonds ressentis. Vous partagerez l’angoisse, l’impatience, la détresse de vos clients. Vous partagerez aussi leur  joie et leur triomphe. Dans l’angoisse comme dans la joie, maitrisez toujours vos nerfs », a conseillé l’avocat devenu ministre depuis 2014. Me Cheick Sako a signalé à ses jeunes confrères que le métier d’avocat force d’admiration par la noblesse qui la caractérise. « Un confrère  ne disait-il pas, à juste titre :  » si tu veux être heureux 24 heures, plonges-toi dans les profondeurs abyssales de la bouteille. Si tu veux être heureux 48 heures, maries-toi. Si tu veux être heureux toute ta vie, deviens avocat « … », A-t-il poursuivi.

En plus des conseils, Me Cheick Sako a aussi formulé quelques mots de prière. « Aujourd’hui, la laïcité paraît plus que jamais une nécessité absolue dans un monde envahi par l’obscurantisme et le fanatisme religieux. A cet égard, permettez-moi, mes jeunes confrères, de prier pour vous :  » Dieu fasse que vous connaissiez dans la vie une réussite professionnelle éclatante qui vous fera oublier les souffrances endurées ainsi que les sacrifices consentis jusque-là. »… ».

Aujourd’hui ancien avocat au barreau de Montpellier, Me Cheick Sako est arrivé dans cette ville du sud de la France à 19 ans. Il devient avocat et il exercera pendant plus de vingt-cinq ans au barreau de Montpellier et comme assistant, puis maitre-assistant à la faculté de droit de l’Université de Montpellier. Il a été membre du Conseil de l’ordre de 1998 à 2000 et délégataire de plusieurs bâtonniers français sur l’Afrique.

La délégation guinéenne a apprécié l’honneur rendu au Ministre Sako à sa juste valeur. Pour les Guinéens qui ont pris part à cette cérémonie, c’est le pays et le Président de la République de Guinée qui sont honorés à travers le ministre de la Justice.

Par Sékou Kéita

 

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