A Mandiana, le bilan du naufrage du dimanche 16 septembre 2018, à 16 heures 13 minutes, sur le fleuve Sankarani, s’est alourdi. Grâce à l’appui des jeunes de la sous préfecture de Kantoumanina, à 25 kilomètres de la commune urbaine, trois autres corps ont été repêchés ce mardi, 18 septembre sur les 22 qui étaient à bord de la pirogue, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants en Haute Guinée.

Le drame s’est produit dimanche dernier. Outre une dizaine de personnes disparues et un mort après le naufrage, les autorités en collaboration avec les jeunes ont repêchés trois corps ce mardi : deux dans le district de Trido et un à Sokouraba. Des informations confirmées à Guineematin.com par le sous-préfet de Kantoumanina, joint au téléphone.

En effet, peu après le naufrage de dimanche, 5 personnes avaient été sauvées et un corps repêché. Les opérations de sauvetage se sont poursuivies. Selon Lancinet Lavoisier « le premier jour, on a retrouvé deux bébés, âgés de 8 et 5 mois. Aujourd’hui mardi, le directeur préfectoral de la Pêche, plus le Préfet, tous les secteurs de la Préfecture, les gens sont allés pour chercher les corps. Au cours de cet exercice, on a retrouvé d’abord 7 motos et trois corps parmi les 9 portés disparus. Deux corps ont été vus à Trido et un à Sokouraba ».

Une des rescapés du naufrage, en l’occurrence Kodjè Sangaré, qui a perdu son bébé et sa sœur lors de l’accident, deux de ses enfants, a raconté sa mésaventure au téléphone de notre reporter. « Quand on s’est embarqué dans la pirogue, d’autres passagers sont venus s’ajouter à nous. Nous avions insisté pour qu’ils descendent de l’embarcation, mais le piroguier a dit que c’est son travail, qu’il peut nous envoyer tous. Quelques minutes après notre départ, la pirogue s’est inclinée et l’eau s’est jetée sur nous et la pirogue s’est renversée. Aussitôt, moi je me suis accrochée à un sac de farine. Par la grâce de Dieu, j’ai pu m’en sortir. J’ai été la dernière des survivants à avoir été secourue, mais en ce moment, mon bébé que je portais au dos était mort. Ma jeune sœur aussi a été retrouvée morte par la suite ».

En outre, Kodjè Sangaré demande aux autorités compétentes de faire un pont sur le fleuve Sankarani pour éviter ce genre de drame qui a déjà endeuillé de nombreuses familles.

Selon le sous-préfet Lancinet Lavoisier, le préfet de Mandiana a donné un millions de francs aux naufragés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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