DPE MaliA quelques jours de l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2016-2017, l’heure est aux préparatifs dans les différentes directions préfectorales et communales du pays. Pour parler de ces préparatifs, un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Labé a joint au téléphone, le directeur préfectoral de l’éducation de Mali. Dans cet entretien réalisé le mardi 27 septembre 2016, monsieur Thierno Tanou Sow dit avoir tout mis en place pour la réussite de la rentrée scolaire avant d’évoquer quelques difficultés qu’il rencontre.

Guineematin: Bonsoir monsieur Thierno Tanou Sow. Où en êtes-vous avec les préparatifs pour l’ouverture des classes ?

Thierno Tanou Sow, DPE de Mali : Bonsoir. Nous avons préparé beaucoup de choses. Nous avons organisé une réunion de concertation avec l’ensemble des 14 DSEE (Délégué Sous-préfectoral de l’Enseignement Elémentaire) de Mali, y compris l’ensemble des Chefs d’Etablissement du Secondaire (CES). Nous avons eu d’abord à leur faire le compte-rendu de la dernière visite du monsieur le ministre à Labé. Il s’agit des recommandations faites à propos de l’ouverture des classes, à propos de l’inscription des enfants, des mutations des enseignants, de la mise en œuvre des différentes innovations éducatives. Nous avons parlé de élaboration des calendriers de travail, fait lecture des lettres circulaires relatives à la rentrée scolaire qui donnent des orientations et  directives à l’ensemble des DSEE, des CES, des partenaires de l’éducation pour sécuriser la rentrée scolaire. Nous avons recommandé non seulement aux DSEE et aux CES de faire bonne lecture des lignes de répartition des programmes, de procéder à la répartition des programmes en fonction des niveaux d’enseignement et de confier la responsabilité des classes et des écoles aux directeurs et enseignants qui seront directement chargés, ça c’est le premier aspect. Le deuxième porte sur l’assainissement, qui est relatif à deux volets, l’assainissement de l’environnement scolaire et la revalorisation des kits sanitaires, et la mise à disposition de quelques rares fournitures que nous avons sous la main en attendant notre dotation en craie et cahiers, la mise à disposition du reliquat de savon et  de l’eau de javel que nous avons en stock, en attendant l’ouverture des classes.

Guineematin: est-ce que vous avez un besoin en enseignants et en salles classe ?

Thierno Tanou Sow, DPE de Mali : Nous avons un besoin énorme en enseignants. Déjà, actuellement à Mali, pour l’enseignement primaire, le besoin se chiffre à 352 enseignants. Au niveau du secondaire, nous avons un besoin de 64 professeurs tout profil confondu.  En salles de classe, vous savez mali est une préfecture qui regorge de beaucoup d’écoles à salle unique ou à deux salles de classe. Donc, le besoin est très criard du point de vu salles de classe. Je pense que le département est entrain de normaliser certaines écoles. Nous attendons réellement et très urgemment la réaction de la fonction publique pour qu’on ait quelques enseignants pour nous permettre un peu d’atténuer le poids qui pèse sur la population.

Guineematin: En dehors ce que vous venez d’énumérer, est ce que vous avez pu identifier d’autres difficultés qui pourraient vous empêcher d’atteindre votre objectif c’est-à-dire la réussite de l’année scolaire ?

Thierno Tanou Sow, DPE de Mali : les difficultés sont toujours là, elles existent. L’école, c’est une continuité. Toutes les écoles ont un enseignant, ont le matériel nécessaire pour pouvoir démarrer, tout  ce dont nous avons besoin, c’est pour améliorer les conditions de travail dans écoles.

Guineematin: Est ce que vous avez des contractuels communautaires que vous utilisez dans vos établissements ?

Thierno Tanou Sow, DPE de Mali : Mais, oui ! On a eu des contractuels communautaires avec lesquels on a travaillé pendant de longues années. La plupart d’entre eux ont fait le concours, nous prions Dieu pour qu’il y ait de maximum d’admis, puisque nous préférons beaucoup plus les gens qui travaillent avec nous, qui connaissent nos besoins, nos problèmes et mieux le terrain que l’importation des gens qui viennent d’ailleurs généralement pour un an, maximum deux ans et après ils cherchent à se faire muter ailleurs. Donc, ils existent sous le poids des communautés, malgré toute la politique de redéploiement des enseignants que nous avons mise en place. Ils sont tous des sortants des institutions initiales et ils sont opérationnels.

Guineematin: est-ce que vous avez un appel à lancer ?

Thierno Tanou Sow, DPE de Mali : Mon dernier mot est un mot d’espoir, et pour dire aux enseignants d’accepter de rejoindre les classes avant l’ouverture des classes, d’accepter de se mettre au travail pour que les enfants bénéficient d’une bonne éducation et d’une parfaite formation.

Guineematin: Merci monsieur Sow d’avoir répondu aux questions de Guineematin.com

Thierno Tanou Sow, DPE de Mali : Merci à vous également et du courage.

Entretien réalisé par Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com 

Tél. : (+224) 622 221 178 & 664 816 451

 

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