Identifier, former, encadrer et financer 10 000 entrepreneurs africains pendant dix ans, c’est le programme lancé en 2015 par la Fondation Tony Elumelu (TEF) qui a mis sur la table cent millions de dollars américains (dix millions chaque année) pour aider les jeunes africains à devenir meilleurs ! La Fondation Tony Elumelu (TEF) qui est la plus importante organisation philanthropique d’Afrique dédiée au soutien à l’entrepreneuriat vient de boucler son 3ème Forum annuel de l’entrepreneuriat (TEF) le 14 octobre 2017 à Lagos. Le Forum a également été témoin de multiples partenariats. C’est le cas entre le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque de développement bilatérale française, l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fondation du le philanthrope Tony Elumelu, patron du groupe United Bank for Africa (UBA).

Après sa communication dans la salle, monsieur Olivier Delefosse, Directeur pays de l’AFD au Nigéria a accepté de confier ses sentiments à quelques journalistes dont l’envoyé spécial de Guineematin.com à Lagos.

Décryptage :

Olivier Delefosse, Directeur pays de l’AFD-Nigéria

Cette fondation est un peu unique. C’est unique à l’Afrique d’avoir une véritable fondation africaine. A part la fondation Mo Ibrahim, il n’y a que Tony Elumelu. Cette fondation cible le jeune entrepreneuriat qui, pour moi, va créer la richesse, la croissance, les emplois de demain en Afrique.

Ce n’est pas le secteur public qui va créer les emplois ! Moi, je considère qu’il faut donner les moyens en infrastructures, en électricité, en environnement des affaires, en réglementations au secteur public pour qu’il facilite la vie et donne les infrastructures aux entreprises. Ce qui va permettre à celles-ci de se développer, de créer de l’emploi, la richesse.

Donc, c’est un peu le message que j’ai passé pour cette fondation, devant ces mille jeunes entrepreneurs, qui sont de l’ensemble du continent. C’est une occasion unique de venir supporter cet esprit entrepreneurial qui est en train d’émerger en Afrique.

On le voit beaucoup en Afrique anglophone. C’est vrai que l’Afrique anglophone est très dynamique en matière de création d’entreprises. C’est également le cas en Afrique francophone, mais qu’on voit moins. Au fait, les Anglophones communiquent beaucoup mieux.

Propos recueillis par Nouhou Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com à Lagos (Nigéria)