La préfecture de Mamou fait face à un manque criard d’infrastructures scolaires pour accueillir les élèves et les enfants qui ont l’âge d’aller à l’école. Si ce problème se pose avec acuité dans la commune urbaine où des effectifs pléthoriques sont constatés dans les écoles, la situation est à la fois critique et alarmante dans les zones rurales, où des hangars en bois et des paillotes servent de classes pour abriter des élèves, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Dans le district de Bantamayah, sous-préfecture de Ourékaba, située à 72 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, un hangar en bois est en cours de réalisation à l’école primaire dudit district. A terme, ce hangar (dont le financement est tiré du reliquat des montants versés à l’école par la communauté pour l’entretien des enseignants contractuels communautaires) devrait abriter un effectif de 60 à 70 élèves.

« Quand je suis arrivé cette année, je me suis dit de construire un hangar pour désengorger les trois classes que compte mon école. Car pour la 1ère année seulement, nous avons un effectif de 84 élèves. Mais, pour moment, le financement tarde à venir. C’est pourquoi, les travaux ne sont pas terminés », a expliqué le directeur de l’école primaire de Bantamayah, monsieur Mamadou Saïdou Barry qui confie avoir lancé un appel aux ressortissants de Bantamayah pour l’aider à finir les travaux. Mais, pour l’instant, soutient-il, seul un monsieur a fait un geste en offrant des bâches « insuffisantes » pour la couverture du toit du hangar en construction.

Autre problème évoqué à l’école primaire de Bantamayah, construite en 1979, c’est le manque de latrines. Mais pour atténuer la souffrance des élèves, la direction a prévu de faire un enclos à quelques mètres du hangar.

Cependant, la situation est plus alarmante à Boubèrè, dans le district de Alphaya, relevant de la sous-préfecture de Ourékaba. Dans cette localité, c’est une paillote construite par les populations qui sert d’école pour la scolarisation des enfants.

« Chaque jour, je suis obligé de contrôler l’intérieur du hangar pour voir s’il n’y a pas un serpent qui s’est introduit », se lamente monsieur Mamadou Mara, l’enseignant communautaire qui encadre ces élèves.

Faute d’eau et de latrines, les élèves de Boubèrè sont obligés d’aller en brousse où ils se mettent à l’aise à l’air libre.
SOS pour les enfants de la sous-préfecture de Ourékaba…

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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