Chaque année, 60 pays célèbrent la « journée internationale contre l’homophobie et la transphobie » dans le monde. Cette célébration a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l’homophobie, la lesbophobie la biphobie et la transphobie.
La première journée a eu lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé, à savoir le 17 mai 1990.

En République de Guinée, des rumeurs avaient circulé il n’y a pas longtemps sur un projet de loi visant à légaliser l’homosexualité au pays d’Alpha Condé. Mais, cela a heurté plus d’un parce que cela a juste semblée être dicté de l’extérieur, alors qu’il n’y a ni association, ni ONG, ni aucune autre structure connue qui se manifeste publiquement pour soutenir des homosexuels en Guinée. D’ailleurs, cette pratique est haïe et considérée pour beaucoup comme inexistante en Guinée.

A en croire plusieurs compatriotes interrogés par Guineematin.com, les rares guinéens qui se réclament homosexuels auprès des ambassades ou à l’étranger le font uniquement pour des raisons pécuniaires ou dans le secret espoir de trouver des papiers de voyage ou de séjour.

Malgré son instance, presque toute la journée d’hier, Guineematin.com n’a pas pu faire réagir le ministre des Libertés et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby.

En revanche, dans la société guinéenne, notamment les milieux religieux, on se montre plutôt hargneux contre ces genres de pratiques qui pourraient être favorisées par la mondialisation et la floraison des libertés.

Interrogé sur cette question par un reporter de Guineematin.com, Oustaz Mohamed Ramadane Bah, imam de la grande mosquée de Koloma, dans la commune de Ratoma a fermement condamné ces pratiques et invité les guinéens à ne jamais baisser les bras dans le contre l’homosexualité en Guinée. «D’abord, je dis ‘’Soubhân Allah’’. C’est une chose que l’Islam condamne avec la dernière énergie. L’Islam condamne non seulement l’adultère mais, elle condamne plus sévèrement encore l’homosexualité », a dit Oustaz Mohamed Ramadane Bah.

Enfin, l’imam a appelé à se donner la main contre ces pratiques :  « en tant que musulman, même si nous sommes dans un pays laïc, on doit se lever contre ces pratiques. Puisque ça peut déclencher la colère de Dieu, on ne souhaite pas, ce sont des catastrophes qui vont arriver. Dieu peut nous châtier, il a beaucoup de manière de le faire. Que Dieu nous en préserve et qu’on n’en arrive pas là. Que les musulmans comprennent que ça, c’est une chose qui est interdite et que tout musulman prenne garde face à de telles pratiques, qui sont des pratiques sauvages. Nos autorités administratives et religieuses doivent se donner les mains pour qu’il n’y ait pas ces pratiques dans notre pays ».

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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