En moins d’une semaine, les employés de la société Sotelgui se font de nouveau voix. Ce jeudi 10 jullet 2014, ils ont franchi un pas. Désormais, ils exposent leur problème dans la rue, a assisté Guineematin.com. De la Direction de l’entreprise à Sékhoutoureya, en passant par le port, ils ont bruyamment manifesté.

Thierno Bah, un porte parole du syndicat regrette l’échec de la dernière négociation avec le pouvoir : « Hier, entre 16 heures et 18 heures, nous étions au bureau du Ministre Albert Damantang Camara. On a tout fait, on n’a pas obtenu un accord. Le gouvernement reste sur sa volonté du licenciement». Du désespoir à la frustration. Désormais, ces futurs ex travailleurs de la Sotelgui décident de prendre la rue.

Les manifestants étaient munis des pancartes où on pouvait lire : « Oyé zéro ; Oyé voleur ou encore Oyé la honte ». Dans la rue, les citoyens prennent des images des manifestants. Certains se souviennent des spéculations que les travailleurs de cette société faisaient à leurs clients. Faut-il rappeler qu’une puce de la société Sotelgui a été vendue en Guinée à 800 000 francs guinéens voir plus…

Globalement, la marche s’est bien déroulée. Devant la cour du palais. Sékhoutoureya, une image a retenu l’attention. Les femmes à bout de souffle, sont assises à même le sol. Trempées de sueurs, elles crient. Pendant ce temps, les hommes hurlent leur rage devant les bérets rouges et verts. Le syndicaliste, Thierno Bah a eu du mal à maitriser certains. Au vif, nous le prenons. Son langage est sans ambiguïté : « Nous demandons deux choses : le paiement des 12 mois d’arriérés de salaires et le départ de Oyé Guilavogui de la tête de ce département de Télécommunications.»

A rappeler qu’ils n’ont pas été reçus par le président Alpha Condé. Dans les jours à venir, si un compromis n’est pas trouvé, le mouvement syndical sera saisi pour le déclenchement d’une éventuelle grève, préviennent-t-ils.

Le Maire

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