L’Assemblée nationale continue de recevoir les membres du gouvernement dans le cadre de la session budgétaire de l’année portant sur le projet de loi de finances initiale 2018. Ce jeudi, 7 décembre 2017, c’était le tour du ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail et porte-parole du gouvernement,  Damantang Albert Camara, du ministre d’Etat en charge de la défense nationale, Dr Mohamed Diané et de son homologue de la sécurité et de la protection civile, Maître Kabélé Camara de défendre le budget sectoriel de leurs départements. 

Quinze minutes et par personne sont accordées à chacun des ministres, a annoncé le Chef du parlement, Claude Kory Kondiano, en ouvrant la plénière a constaté Guineematin.com à travers son équipe de reportage.

Damantang Albert Camara aux députés « les centres de formation professionnelle disposent chacun un compte-bancaire et d’un chéquier ».

Prenant la parole, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, après avoir décliné la mission assignée à son département, a souligné qu’en 2017, une enveloppe de plus de 191 milliards de nos francs a été accordée à son département. A date, elle est exécutée à 89 %.

En 2018, le projet de budget porte sur 206 milliards et 82 milliards réservés aux investissements contre 89 milliards en 2017.

Comme innovation, le ministre Camara a annoncé aux députés que désormais les centres de formations professionnels disposent de comptes bancaires et de chéquiers.

Abordant l’aspect très délicat de l’emploi et du travail, Damantang a expliqué la mise en place d’une commission consultative et le conseil national du dialogue national qui bénéficie d’une augmentation substantielle de son budget, passant de 400 millions à plus d’un milliards pour 2018.

Avant de terminer son allocution, il a en outre indiqué que 12 nouveaux centres de formation professionnelle sont en construction à travers le pays et trois sont finis.

Dr. Mohamed Diané, Ministre d’Etat à la Défense nationale, déplore la baisse drastique de son budget

Au parloir, Dr Mohamed Diané, le ministre d’Etat en charge de la défense nationale a rappelé les missions régaliennes de son département qui consistent essentiellement à veiller à la sauvegarde de l’intégrité nationale et à la protection des personnes et des biens, entre autres.

Parlant du budget, il a dévoilé que celui de 2017 qui est de 1792 milliards a été exécuté à la date du 5 décembre à 98%, confirmant ainsi la place qu’occupe l’Armée dans la stratégie du gouvernement.

Dans le cadre de l’investissement, sans avancer le moindre centime, Dr Diané énumère entre autres les travaux de construction et d’achèvement de certaines garnisons militaires, d’équipement et d’achat de matériel ou de réparation.

En 2018, déplore-il, le budget est de 1526, 701 milliards, soit une baisse de plus de 15%. Ce budget constituant des dépenses incompressibles.

Le ministre a rappelé toutefois qu’en 2017, son enveloppe a fait l’objet de rallonge budgétaire. Puis d’insister que les investissements et les dépenses en capital sont subordonnés à la mise en application de la loi de programmation militaire. Avant de conclure que la sécurité n’a pas de prix et sans sécurité, il n’y a pas de paix ! Et, sans paix, il n’y a pas de développement.

« Les recettes de mon département s’élèvent à 38 milliards de francs en 2017», annonce Me Kabélé Camara, Ministre d’Etat en charge de la sécurité et de la protection civile

Avec un budget qui a été exécuté à 75% en 2017, le premier flic du pays, Maître Kabélé Camara, a expliqué qu’en 2017, les recettes sont de 38 milliards 220 millions, avant de s’empresser d’ajouter que le département peut faire mieux si les routes sont bien faites, les policiers rigoureux…

Le budget de 2018, lui, s’élève à un peu plus de 382 milliards  pour un investissement de 11 milliards 84 mille francs guinéens contre 8 milliards en 2017. Dans ce budget, selon le ministre, plus de 220 milliards sont destinés aux salaires du personnel.

Comme bilan, en 2017, plusieurs officiers et agents de police ont été formés à Kagbélen et Kafilia. C’est le cas également de la mise en place d’une police communale, une cartographie sécuritaire.

monsieur le ministre de la Sécurité s’est également félicité des résultats obtenus par la police avec l’arrestation des bandits de grands chemins qui attaquaient à Conakry et dans la Guinée profonde ; et, qui sont tous aujourd’hui sous les verrous.

Ces discours finis, les députés ont pris la parole certains pour cuisiner les exposants, d’autres pour les charmer d’éloges à travers de nombreux messages de félicitations et de satisfaction.

L’équipe de Guineematin.com 

Tél : 628 08 98 45

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