Ouverte le 05 octobre dernier, la session budgétaire 2017, consacrée à l’examen et l’adoption du projet de Loi de Finances initiale 2018 se poursuit à l’Assemblée nationale avec la présentation des politiques sectorielle des ministres. Hier, mercredi 06 décembre 2017, les élus du peuple ont reçu respectivement les ministres de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’Enfance, Madame Diaby Hadja Mariam Ciré Sylla ; de l’Aménagement du territoire et de la Ville, Dr. Ibrahima Kourouma ; et, de l’Elevage et de la production animale, Mohamed Tall.

Après leurs communications respectives, la parole est revenues aux députés pour poser des questions, faire des suggestions et formuler des recommandations.

Un reporter de Guineematin.com qui a suivi les débats revient sur quelques morceaux essentiellement composés de questions et de suggestions mais également d’inquiétude exprimées à l’endroit des trois chefs des départements.

Dr Fodé Marega, s’adressant au ministre de l’élevage, a voulu savoir s’il y a des boucheries modernes prévues dans le pays avant de plaider pour la mise à disposition des éleveurs des rouleaux de barbelés pour  les clôtures.

Sékou Benna Camara  a interpellé Mme la ministre de l’action sociale, sur la violation des droits de l’enfant qui continuent en Guinée. « Je veux connaitre les mesures envisagées par le département pour arrêter ce fléau. Je veux connaitre ce que prévoit le département pour mettre les enfants à l’abri de la consommation de la drogue et des substances psychotrope ».  Au ministre de la ville, il a rappelé que les zones côtières sont des domaines publics. « Avec les remblais des domaines publics maritimes ce sont les îles qui sont menacées. Que pensez-vous de la protection de l’environnement ? Pourquoi la ligne budgétaire sur l’aménagement de Forécariah est retirée ? » a-t-il demandé.

Alpha Ousmane Diallo a demandé au ministre de la vile ce que fait le gouvernement pour la protection des domaines de l’Etat, « bradés par des cadres de votre département et des responsables locaux ? Il y a aussi l’occupation du littoral. Après la démolition de Démoudoula, on voit des gens qui font un remblai du côté des résidences 2000. Est-ce c’est juste ? En plus, il y a la rénovation du Palais Mojamed V, un audit avait prouvé que l’entrepreneur avait été entièrement payé. Dans ces conditions, où est partie la ligne budgétaire de ce pais pour 2017 ? ». Au ministre de l’élevage, le député a déploré le harcèlement des éleveurs guinéens au pays et obligés d’aller en Sierra Léone et au Mali où ils ont été bien reçus, c’est une perte du PIB pour le pays. Qu’est ce que cela vous fait ? », interroge le député.

Bandian Nayba Condé a questionné le ministre de l’élevage, « qu’est ce que vous faîtes contre la divagation des bœufs dans nos routes ? » Au ministre de la ville, « que faîtes vous pour améliorer la situation de loyer à Conakry ? », a demandé au ministre.

Kalémodou Yansané, après avoir apprécié la présentation du rapport de Mme la ministre de l’action sociale a demandé ce qu’elle fait pour arrêter le phénomène de l’excision en Guinée ? « Il suffit d’arrêter les contrevenants dans un village, tout le monde va se ranger. Trouver une solution au problème d’excision. Prenez des dispositions pour arrêter ce problème », a-t-il insisté. Au ministère de la ville, il a demandé « qui gère les trottoirs entre votre département, le gouvernorat et les TP ? ».

Dr Sidiki Cissé, à la ministre de l’action sociale a demandé de ce qu’elle entend par transfert monétaire conditionnel ? « Le département est-il satisfait du fonctionnement des centres d’autonomisation féminine ? » Au ministre de l’élevage, il a posé la question de savoir pourquoi la construction de l’abattoir de Kagbélen ne bouge pas tout comme d’ailleurs la construction de l’hôtel prévu à Coléyah à sa place ?

Sejouba Konaté a demandé au ministre de la ville, de montrer la cohérence de ses programmes de modernisation de la capitale et ses environs avant de regretter l’augmentation des conflits domaniaux à travers le pays. « Qu’est ce que le département entend faire pour atténuer le phénomène ? ».

Diouldé Sow a demandé à Mme de l’action sociale, le lien entre le programme du département et le PNDES ? Il a déploré qu’à Doghol Touma, 400 foyers ont été victimes de feu mystérieux avant de demander « qu’est-ce que vous avez fait pour ces populations ? Je vous conseille d’utiliser moins l’argent du département dans les ateliers que d’aller vers les populations handicapées ». Au ministère de l’élevage, j’ai pitié de vous dit-il. « Si j’avais les moyens, j’aillais vous donner deux fois le budget que vous avez actuellement. Je pense qu’il faut voir avec les institutions pour trouver du financement et développer le secteur de l’élevage ». Pour le ministre de l’aménagement de la ville, « quel est le lien avec le PNDES ? Qu’est ce que vous comptez engager contre ceux qui dépossèdent l’Etat de ses domaines à travers des contrats de bail ? ».

Bangaly Kourouma : A quand l’aménagement des communes de Kérouané ? Quelles sont les dispositions prises contre les abandons de poste, le changement de programme et autres ?

Fodé Oussou : a prié le Président de l’Assemblée nationale « de recadrer les députés pour l’image de notre Parlement. Le problème aussi si un député parle, il faut demander la parole au Président puisqu’il y en a qui sont surpris d’être députés ». Il se dit « surpris que monsieur le Ministre de l’élevage vous félicitiez le Président de la république qui réduit votre budget, pourquoi ?

Pépé Toupou : a rappelé que malgré le vote du code d’habitation qui définit une grille de location, les locataires sont traînés dans la boue. « Je vous demande de vulgariser cette loi au maximum. Sur les édifices hérités du conflit franco-guinéen, on se demande qui baille ces bâtiments ». Au ministre de l’élevage, « j’attire votre attention sur le non fonctionnement de la ferme de Famoïla et vous encourage à sa reprise. Cependant, Macenta est victime des Zébus qui sont de véritables dévastateurs agricoles ». A la ministre de l’action sociale, « j’attire votre attention sur les personnes abandonnées et surtout des handicapés retrouvés ça et là ? ».

Demba Fadiga a attiré pour sa pary l’attention de la ministre de l’action sociale que les handicapés de Kindia sont menacés d’être jetés dans la rue par un opérateur économique. Au ministre de la ville, « nous vous félicitons pour les dispositions prises de doter le Parlement d’un siège ».

Anne Marie Mansaré  a adressé ses félicitation à Mme la ministre de l’action sociale. Toute fois, en plus des handicapés de la cité de solidarité, elle veut connaître  ce que veut faire le département ? Quelles stratégies envisage le département pour aider les enfants détenus en Libye et leur insertion une fois au retour au pays ?, a-t-elle demandé. Au ministre de l’élevage, « comment comptez-vous agir pour remplacer les départs à la retraite ? A quand la fin des travaux de l’abattoir de Kagbélén ? ». Au ministre de la ville, elle suggère de sécuriser les domaines de l’Etat que de casser ce que les gens construisent après ».

Vayanga Condé, au ministre de l’élevage, « merci pour toutes les dispositions prises pour la réhabilitation de la ferme de Famoïla ».

Dr Zalikatou Diallo a demandé au ministre de l’aménagement du territoire, les perspectives envisagées pour doter la Guinée de logements sociaux ? « Je Veux savoir à qui appartient la terre en Guinée, vu les nombreux conflits domaniaux ? ». Elle a Félicité également  la ministre de l’action sociale, mais rappelle que la Guinée occupe la 2ème place de la pratique des mutilations génitales. « Qu’est-ce que vous faites pour renverser la tendance ? En Côte d’Ivoire, les hommes ont été impliqués pour arrêter le phénomène ». Au ministre de l’élevage, « le déficit du personnel est un contraste vu le nombre de diplômés en chômage », a-t-elle rappelé.

N’Fa Condé, à  Siguiri explique t-il, « les zébus sont entrain d’envahir les champs et accélérer la désertification d’un côté. De l’autre, il a été démontré que ce sont ces animaux qui nous apportent la bonne viande. Alors, nous pensons qu’il faut utiliser les aliments pour bétail pour freiner le phénomène. Nous regrettons l’ampleur des conflits entre éleveurs et cultivateurs à Siguiri. Qu’est ce que vous faîtes pour la protection de la race Ndama ? ». Au ministre de la ville, le député rappelle qu’à Siguiri, « il y a une fourmilière d’habitants. Il y a même des Tchadiens, des Maliens, des Sénégalais, …Il est bien de sanctionner les mauvais agents qui s’hasardent à brader les domaines au niveau du lotissement ».  Après ces questions, la parole a été donnée à nouveau aux ministres pour des réponses que Guineematin.com vous propose dans ses prochaines éditions.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com 

Tél. : 628 08 98 45

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