boutiquesAprès une rencontre tenue dans les locaux du GOHA, ce mardi 15 juillet 2014, les commerçants victimes de pillages au marché Madina, il y a environ deux ans, ont décidé de passer à la vitesse supérieure, a appris Guineematin.com sur place.

Interrogé sur les raisons de cette rencontre, après celle de la semaine dernière, Adrien Gopo Zomi, comptable de profession, une des victimes, a affirmé à Guineematin.com que les commerçants ont décidé de la fermeture de toutes les boutiques du pays dès après la fête du ramadan. « Nous sommes venus au nom de tous les commerçants du pays parce  que nous sommes victimes des évènements passés. Par le billet de notre frère, le président du GOHA, M. Abdallah chérif qui soutien tous les commerçants, tous les opérateurs économiques de ce pays, nous avons demandé à plusieurs reprises au gouvernement de nous dédommager. Après de multiples rencontres, il n’y a toujours pas d’issue favorable, depuis deux ans, on continue à nous promettre. », a expliqué la victime.

Selon Adrien Gopo Zomi, c’est le président du GOHA qui calmait les victimes : « Nous devrions grever depuis le début de ce mois de ramadan, mais nous avons suivi les conseils du président du GOHA qui nous a toujours défendu. Alors, il nous a demandé des doléances afin que nous reportions notre mouvement de grève jusqu’après la fête. Nous avons insisté au nom de tous les commerçants et nous demandons à tous les commerçants de nous soutenir. C’est un mouvement commun. Nous sommes apolitiques. Notre seule arme est la fermeture des boutiques et magasins dans tous les marchés du pays ».

Pour sa part, madame Diallo Hadja Mariam Kaba, également victime de pillage, le mouvement des commerçant sera national : « Nous allons partir en grève dès la fin du ramadan. Et, j’avoue que le mouvement sera national, au nom de tous les commerçants du pays. »

A rappeler que plusieurs commerçants ont été victimes de vandalismes et de pillages à l’occasion des manifestations politiques qui ont polarisé toutes les attentions de 2011 à 2013. Malgré les promesses faites par les plus hautes autorités du pays et la prise en compte de ce point dans les accords politiques de sortie de crise du 3 juillet 2013, les victimes n’ont toujours rien perçu…

Mamadou Alpha Baldé

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