Alpha Condé, président de la République, Guinée, nomination de Kassory FofanaC’est la quatrième année du pouvoir Alpha Condé ! Quatrième exercice de discours de l’an. Mais, le président n’a pourtant pas un discours parfaitement bien préparé. Quelques minutes seulement après cette adresse à la Nation, on peut se souvenir de plusieurs importants thèmes qui n’ont pas été mentionnés par les rédacteurs du discours présidentiel. Entre autres, la situation de nos compatriotes vivants en Angola, la fermeture des classes (depuis le mois de juillet…), les innombrables drames qui ont endeuillées les Guinéens…

Au cours du discours à la nation, le président Alpha Condé s’est de nouveau présenté comme l’homme des performances économiques et d’ouverture.

La maladie à virus Ebola qui est revenue longuement dans le discours du président guinéen, ce mercredi 31 décembre 2014, a été considérée comme une situation douloureuse, mais déjà vaincue et dépassé. Le président de la République, comme un homme qui a souffert d’une situation, mais qui s’en est bien sorti, remercie fièrement certains chefs d’Etat, sans doute pour montrer qu’il n’est pas content d’autres.

Sur la situation économique où il a donné l’air d’un performant manager, Alpha Condé a cité quelques grands contrats miniers et annoncé des lendemains qui chantent.

Justement, des lendemains, c’est d’abord avec le mouvement social qui annonce une grève générale illimitée à partir du lundi 5 janvier prochain ; et, également, l’opposition qui a réitéré cet après-midi son ras-le-bol et sa décision de mobiliser ses militants lors du meeting qui marquera la réouverture de ses mouvements politiques le 7 janvier prochain.

Mais, à toutes ces menaces et toutes autres, le chef de l’Etat a répondu par la négligence, la banalisation, voire la mégarde ! Sans spécifiquement parler de ces menaces, le président Condé a juste estimé que la Guinée a besoin d’apaisement et de paix social ; ajoutant que l’opposition est présente à l’Assemblée nationale avec une quinzaine de partis politiques, des outils et un statut. Si on suit bien le chef de l’Etat, les débats et tous les débats ne se feront plus qu’à l’Assemblée nationale et nulle part ailleurs !

« J’ai peur ! J’ai très peur pour mon pays ! Soit Alpha n’a toujours rien compris des menaces qui pèsent sur notre pays ; soit il n’a pas pitié de ce que risquent les Guinéens », a commenté le premier concitoyen qui a contacté Guineematin.com pour apprécier le quatrième discours de l’an (2014-2015) du président Alpha Condé.

Nouhou Baldé

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