La représentation nationale avait rendez-vous, le 16 juin 2017 avec l’examen d’un certains nombre d’accords et de conventions, notamment dans le cadre de la coopération entre la Guinée et la Turquie et la convention africaine sur la cybercriminalité.

Ces débats ont nécessité la présence à l’hémicycle des ministres Abdoulaye Yéro Baldé, représentant sa collègue de l’environnement, Moustapha Mamy Diaby des télécommunications et représentant également son homologue de la culture, sans compter Cheick Taliby Sylla de l’énergie, Abdoulaye Magassouba des mines et Mohamed Lamine Doumbouya du budget.

Face aux députés et contrairement à ces collègues des mines et du budget, Abdoulaye Yéro Baldé, au nom de madame la ministre de l’environnement, n’a pas eu recours au gant pour expliquer le bien fondé des textes qu’il défendait. Pour lui, « la Turquie est un grand pays en matière d’environnement et depuis l’entrée en vigueur en 1994 de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Turquie défend de manière efficace ses intérêts et ceux des pays en voie de développement ».

La Turquie est également l’un des plus grands investisseurs dans le fond mondial pour l’environnement, a expliqué le ministre Baldé. Mieux, poursuit-il, la Turquie « continue de jouer un rôle très actif dans ce secteur. D’où l’importance pour la Guinée d’établir un tel accord avec ce pays ».

A ceux qui pensent que c’est un partenariat à sens unique, « la Guinée tirera profit de cet accord et la Turquie capitalisera l’expérience guinéenne en matière de foresterie », a conclu le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

A son tour, le monsieur télécommunication de la Guinée, Moustapha Mamy Diaby souligne que « nos lois et la Convention de l’Union africaine se sont inspirées de la convention de la CEDEAO en la matière. Et la Guinée est citée comme une référence dans la lutte contre la cybercriminalité ».

Il a invité les députés à accorder une importance à ces accords et conventions. Ce qui permettra à la Guinée d’aller les autres pays africains pour demander la ratification. Puisqu’en matière de lutte contre la cybercriminalité, il faut forcément la coopération des Etats, a plaidé M. Diaby.

Rappelons que ce 16 juin, les députés ont approuvé au total six textes. A savoir :
L’Accord de coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation, des mines, de la jeunesse et des sports entre la Guinée et la Turquie ;

L’Accord de coopération entre le gouvernement de Guinée et celui de Turquie, dans le domaine de la foresterie ;
Le Traité de Beijing de 2012 sur les interprétations et exécution audiovisuelles, adopté par la conférence diplomatique tenue du 20 au 26 juin 2012 dans la ville précitée ;

Le Convention de l’Union Africaine sur la cybercriminalité et la protection des données à caractère personnel, signé le 27 juin 2014 à Malabo ;

Le Accord-cadre portant création de l’Alliance Solaire internationale (ASL), signé le 26/11/16 à Marrakech (Maroc) entre la Guinée et l’Inde et le Protocole d’accord relatif au renouvellement du Régime fiscal et douanier de Friguia.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Commentaires

No Comments