Des jeunes de l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbelen veulent se libérer de « l’instrumentalisation politique pour miser sur la formation et l’emploi ». C’est dans cette dynamique que ces jeunes ont mis sur pieds le Mouvement d’Emancipation pour la Renaissance Nationale (MERENA). Cette structure a animé une conférence à la maison de la presse, ce vendredi 19 mai 2017, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, le secrétaire général de la plate-forme, Mamadou Barry a rappelé que ce mouvement qui est né depuis les années 2006-2007, et qu’elle entend œuvrer pour l’épanouissement de la jeunesse. « Ce mouvement, qui se veut une plate-forme nationale, entend œuvrer pour l’émancipation et l’insertion des jeunes, libérés de l’instrumentalisation, de la manipulation due à la précarité et au chômage. Nous faisons appel à la conscience de la jeunesse afin de refuser la tentation et de tout faire pour rester mobiliser contre toute forme de manipulation d’ordre politique et de ne miser que sur la formation et l’emploi », a annoncé monsieur Barry.

Par ailleurs, le secrétaire général du MERENA a laissé entendre que les jeunes de l’Axe sollicitent aujourd’hui beaucoup plus d’infrastructures dans cette « partie oubliée » de Conakry. «Beaucoup de gens refusent d’investir sur cet endroit puisque l’axe est soumise à des choses regrettables. Nous sollicitons qu’il y ait beaucoup plus d’infrastructures réalisées au sein de cet endroit abandonné et beaucoup plus d’attention de la part du gouvernement et des partenaires au développement », souhaite Mamadou Barry.

Pour sa part, le vice-coordinateur de la structure, Baba Alimou Barry a tout d’abord rappelé le but et les actions menées par la structure depuis sa création. « Ce mouvement a commencé à œuvrer dans le processus de démocratisation dans les années 2006-1017. Depuis cette période, on a commencé à combattre pour l’avènement de la démocratie dans ce pays. On a fait beaucoup d’actions. Donc, c’est beaucoup de mouvements qui se retrouvent au tour d’une plate-forme aujourd’hui pour faire l’unité de la jeunesse, parler et agir plus fort pour se faire entendre afin de prendre en charge notre destin », a-t-il expliqué.

Baba Alimou Barry n’a pas manqué de revenir sur certaines dates importantes qui ont marqué la vie de l’Axe. « Depuis 2007, lorsqu’il y a eu un soulèvement national pour la revendication sociale, c’est la jeunesse qui est descendue dans la rue. Après, tous les leaders syndicaux, et la société civile ont partagé les postes et la jeunesse est laissée pour compte. Ensuite, quand les militaires ont pris le pouvoir au temps du CNDD, c’est encore la jeunesse qui était devant. On a sacrifié nos vies. Certains sont handicapés à vie. Après le départ du CNDD, quelle a été la place de la jeunesse ? Lors des élections de 2010, on était devant, on a tout donné aux partis politiques, on s’est battu pour chasser les militaires du pouvoir, on a donné le pouvoir aux civils. Ils ont faits des récompenses et la jeunesse n’a pas eu sa place. Aujourd’hui, les politiques, que ça soit la mouvance ou l’opposition, ils sont entrain d’utiliser la jeunesse pour des fins politiciennes. Quand ils ont besoin de nous, ils nous font appel, et après, quand ils obtiennent gain de cause, on est laissé pour compte » a-t-il dénoncé.

En outre, le vice-coordinateur a fait savoir que la jeunesse a désormais pris conscience. « On prend conscience aujourd’hui de toutes ces manipulations, de toutes ces utilisations. On est perdant dans tous ces combats. Et nous prenons conscience et nous voulons prendre place. On ne peut pas prendre place si on n’est pas organisé. C’est pourquoi nous avons mis une organisation solide en place qui représente l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbélen. Donc, nous prenons aujourd’hui conscience et on sait qu’eux-mêmes, ils ne seront pas content de nous voir unis aujourd’hui, pour défendre notre intérêt », a-t-il fait observer.

A en croire ce mouvement, ils n’ont aucun lien avec le régime en place et ils sont apolitiques. « Personne n’a pu rencontrer le président de la République. Ni de près ou de loin, on est financé par qui que ce soit. Sauf aujourd’hui, nous regrettons que les autres investissements, c’est dans les autres communes et rien dans la commune de Ratoma. Même une école publique on n’y trouve pas », ont-t-ils déploré.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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