la délégation à SânamaLa mission gouvernementale conduite par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Baïlo Téliwel DIALLO, qui s’est rendue le lundi 8 décembre dernier à Sânama, localité très enclavée de la commune urbaine de Lélouma, à l’effet de constater des dégâts causés aux préjudices des éleveurs, ne s’est pas entretenue avec les victimes et n’a pas visité les campements d’élevage calcinés, a constaté sur place, l’envoyé spécial de Guineematin.com dans ce bas-fond.  

Comme on vous l’avait annoncé dans nos précédentes éditions, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Baïlo Téliwel DIALLO, accompagné du gouverneur de la région administrative de Labé, Sadou KEITA, s’est rendu le lundi 8 décembre dernier à Sânama, un quartier très enclavé de la commune urbaine de Lélouma. Officiellement, cette mission s’y rendait pour constater les dégâts causés aux préjudices des éleveurs de DARAYAH qui ont vu leurs cases et troupeaux de bétail calcinés par leurs voisins de Sânama Misiidé.

Mais, arrivée sur le terrain aux environs de 16 heures, la délégation n’a conféré qu’avec la communauté de  Sânama Missidé qui a organisé des séries d’expéditions punitives contre les éleveurs de DARAYAH. Ce meeting populaire s’est tenu à une dizaine de kilomètres des lieux du sinistre.

Les journalistes et les responsables de la société civile ont laissé la délégation ministérielle en train de discourir sous cet arbre à palabre pour faire le reste du trajet à pieds en vue de voir les dégâts à Kobosôré et à Doûly Tounny, situés en pleine brousse. Il semble que le gouverneur Sadou KEITA y avait dépêché le Commandant de la Gendarmerie de Lélouma  pour faire le constat au nom de la délégation.

Le ministre Baïlo Téliwel et sa suite ont quitté Sânama en notre absence et sur le chemin de retour cette délégation aurait fait une petite escale à DARAYAH pour se restaurer. Il n’y aurait eu aucune déclaration officielle à cette communauté qui a tout perdu dans les incendies criminels.

Depuis le début de ces violences contres les familles d’éleveurs installées dans ce bas-fond, les autorités compétentes n’ont pris aucune disposition sécuritaire en faveur des victimes. Et sur les dix (10) personnes accusées d’avoir agressé les éleveurs, 8 n’ont toujours pas été inquiétées. Assurées de l’impunité, elles s’y promènent librement, malgré des mandats d’arrêts lancés par la Justice de Paix de Lélouma.

Idrissa Sampiring DIALLO, de retour de Sânama, pour Guineematin.com

Téléphone : (00224) 660 11 35 15

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