opposition guinéenne L’ultimatum de l’opposition pour reprendre les manifestations sur les places et lieux publics expire ce lundi 15 décembre 2014. Et, une satisfaction totale aux revendications de l’opposition serait la grande surprise.

D’ailleurs, une lettre du ministre de la Justice adressée à l’opposition laisse penser que le pouvoir cherche de nouveau à faire endormir ceux que le président de la République, Alpha Condé, a récemment considéré comme « des petits rigolos », « des nains politiques » …

Le ministre Cheick Sakho a adressé à l’opposition, le 9 décembre dernier un courrier daté de la veille (8 décembre) pour une proposition d’ordre du jour.

« On s’attendait à une réponse à nos revendications réelles », regrette le porte parole de l’opposition guinéenne, Aboubacar Sylla, joint au téléphone par Guineematin.com ce samedi. A en croire monsieur Sylla, cette lettre ne remettra pas en cause la détermination des opposants d’en découdre avec le régime, si leurs revendications concrètes ne sont pas satisfaites, précisant quand même qu’il n’y a pas de dates fixées pour le moment pour une manifestation ou un meeting.

« Cela veut juste dire que le lundi 15 décembre est le dernier délais au-delà duquel nous pouvons déclencher des mouvements de protestation », a précisé le porte parole de l’opposition.

Bref, tout porte à croire que les jours à venir pourraient être perturbés dans la Guinée déjà engluée dans une crise d’Ebola qui s’aggrave chaque jour davantage. Niée les premiers mois, l’existence d’Ebola sur le territoire national a été reconnue par le gouvernement au mois de mars de cette année. Mais, contrairement au Nigéria et au Sénégal qui ont isolé les malades et contacts pour briser la chaîne de contamination, la Guinée est encore en train de cacher les vraies informations sur la grave propagation de la maladie sur le territoire national…

Nouhou Baldé

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