Jean Marie Doré, député à l'Assemblée nationale, ancien PM«La constitution guinéenne interdit qu’on tue à plus forte raison effacer un village. Si quelqu’un le dit, il faut le vouer aux gémonies, l’isoler de la vie nationale et l’écarter des institutions de la République », proteste Jean Marie Doré.

 

C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue avant-hier, samedi 11 octobre 2014 au siège de son parti à Dixinn, en présence des représentants de certains partis politiques de l’opposition ainsi que des membres de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG).

« Comment pouvez-vous comprendre que le ministre de la communication adopte une attitude tout à fait irresponsable, parler de cette affaire comme si c’est une affaire qui concernait la fièvre pneumonique et qu’il faut isoler les gens, s’il le faut, éradiquer la vie dans Womey ?. De quel droit ? », S’est-il interrogé.
L’ancien Premier ministre de la Transition a surtout rappelé que : « la constitution guinéenne interdit qu’on tue un seul Guinéen à plus forte raison effacer un village de la surface du pays. Si quelqu’un dit ça, il faut vouer cette personne aux gémonies. L’isoler de la vie nationale, l’écarter des institutions de la République. Ce que je ne comprends pas, parce qu’ici les gens ne veulent pas dire la vérité », ajoute Jean Marie Doré
« Je n’ai pas compris que le Président ait fustigé son ministre et qu’il l’ait gardé au gouvernement. Dès l’instant où le Chef de l’Etat, le Président de la République, fait des reproches publics à un ministre, le soir le décret chassant ce ministre doit tomber. Parce que je ne comprends pas comment quelqu’un qui est présenté à l’opinion nationale comme un mauvais ministre peut encore siéger au conseil. Ne peut siéger au conseil que quelqu’un qui a l’approbation du chef de l’Etat et l’acceptation de la population », a-t-il enchaîné.

Mamadou Alpha Baldé

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