Le 20 juin, le Ministère de la jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a procédé à la remise officielle  à 26 sous préfectures situées dans les 7 régions administratives de 25 tracteurs et 75 motoculteurs sous forme de crédits à rembourser au compte du projet ‘Espoir des Jeunes Agriculteurs de Guinée’’ –EJAG-.

C’était sous la présidence du Président de la République, le Pr Alpha Condé. Dans son discours de circonstance, le Ministre de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes, Moustapha Naité a remercié le Président de la République pour dit-il l’espoir qu’il donne aux jeunes agriculteurs.

Et de préciser : « A travers cette activité, on constate qu’il y a création de richesse pour les jeunes ruraux. Ainsi, c’est à ce titre que les 100 groupements de jeunes leaders composés de 20 mille jeunes agriculteurs en milieux ruraux ont été retenus. La durée du projet est de 36 mois et son coût est estimé à soixante douze milliards cinq cent soixante deux millions huit cent  cinquante quatre mille deux cent quatre vingt onze Francs guinéens – 72.562.854.291-GNF. La Guinée de demain laboure sa campagne aujourd’hui ».

Dr N’Famara Conté, Secrétaire Général du Ministère de l’agriculture a quant à lui indiqué que son Ministère s’engage à accompagner les jeunes agriculteurs par la formation, et l’encadrement pour la réussite de ce projet.

César Tolno, le porte parole des bénéficiaires a déclaré : « Cet acte nous motive et nous permettra d’accroitre notre rendement pour parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Nous sollicitons un appui complémentaire pour l’obtention d’intrants agricoles. Nous exprimons aussi le souhait d’avoir la formation adéquate pour l’entretien de ces engins. Nous bénéficiaires, nous sommes conscients du défi à relever pour le remboursement de ces crédits. Et ce genre d’initiative va sans doute freiner l’exode rurale.»

La réponse du Président Apha Condé

Le Président de la République a affirmé que l’un des plus grands problèmes que la Guinée a, c’est l’exode rural. Et d’ajouter : «  Les jeunes quittent l’intérieur et viennent en ville et on les utilise dans la drogue. J’ai été invité au Maroc et j’ai pris connaissance de la révolution verte. Et c’est un exemple à suivre, car ce sont de simples paysans qui ont pu sortir de la misère. Il ne suffit pas seulement de donner des moyens aux jeunes, il faut leur donner des moyens modernes et grâce à la fibre optique, l’espoir est permis.»

S’adressant aux jeunes bénéficiaires, le Président a déclaré : « Vous devez être des modèles pour que les autres prennent exemple sur vous.»

Expliquant la gestion de la 1iére République en ce qui concerne l’agriculture, le Président a indiqué que contrairement à ce que le porte-parole des bénéficiaires a déclaré, les FAPA n’ont pas été un échec. Le Président explique : «  Quand une entreprise ne marche pas bien on cherche la cause. Mais, ici, on la jette. Toutes les entreprises de la première république ont été bradées. Il faut qu’on
mette à la disposition des jeunes qui sont au village, les mêmes avantages que les jeunes qui sont en ville.»

Et de poursuivre : «  La Guinée doit être le point de départ des Bluezones. Dans un premier temps, nous allons en faire 7 à Conakry. Et on ne va pas s’arrêter à Conakry, on ira à l’intérieur du pays. Et les jeunes de l’intérieur auront accès à Internet. En plus, dans un premier temps, nous allons voir les pistes rurales pour que les paysans puissent évacuer leurs produits.»

Le Chef de l’Etat a aussi évoqué la signature du contrat avec Rio Tinto. Et a précisé : « Dans ce que nous avons signé avec Rio Tinto, le plus important, c’est la construction du chemin de fer qui transportera des marchandises et des hommes. Il faut que les Guinéens comprennent cela. En plus de cela, nous aurons un autre  chemin de fer à savoir Mamou Dabola Kouroussa. Rio Tinto va commencer avec 100 mille tonne.  Il faut voir la Guinée dans 40 ans, c’est cette vision qu’il faut avoir.»

Et de conclure en s’adressant aux jeunes : « Si vous voulez que cette action soit pérenne, il faut que vous soyez responsables. On va vous accompagner, mais il faut que vous soyez capables de rembourser les crédits. Si nous avions tiré les leçons des échecs des FAPA, nous aurions pu être auto-suffisants. Il faut vous organiser en coopérative pour qu’on vous accompagne. Nous ne voulons pas que les jeunes s’exode en ville

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