Abdourahmane BakayokoLe leader du parti « Les Démocrates Guinéens » est enfin libre ! Abdourahmane Bakayoko est rentré seul à la maison. « Je suis allé au tribunal, j’ai suivi le procès qui s’y tenait. Puis, tout le monde est parti. J’étais seul dans la salle d’audience. Je suis sorti. J’ai pris un taxi et revenu à la maison… », a notamment expliqué au téléphone de Guineematin.com, le jeune leader politique.

Détenu depuis plus d’un mois, Abdourahmane Bakayoko a été condamné à deux mois de prison et au payement de deux millions de francs guinéens par le tribunal de Labé, en audience foraine à Mamou, le 13 novembre.

Poursuivi pour ‘’Outrage au chef de l’Etat, injures et diffamation’’, Bakayoko a vu son véhicule 4×4 calciné pour avoir critiqué le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, au cours de la même émission débat de la radio GPP Fm Foutah, à Labé.

Sur son mur Facebook, le patron du parti « Les Démocrates Guinéens » a résumé sa mésaventure qui a commencé depuis le 6 novembre, suite à émission devenue historique et que le leader politique ne semble pas regretter : « J’ai dit que Alpha Condé est mauvais, Cellou Dalein est pire. les hommes de Cellou Dalein brûlent ma voiture, les hommes de Alpha Condé me mettent en prison. Ça veut dire que j’ai raison ! », a posté l’opposant avec une photo prise à la maison centrale…

A rappeler que ce 6 novembre qu’il n’oubliera pas de sitôt, au cours d’un débat avec un militant de l’UFDG, Abdourahmane Bakayoko s’était également évertué à expliquer que le chef de l’Etat et le chef de file de l’opposition dirigent, chacun, des partis à relent ethnique et qu’une bataille électorale entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé ne fera qu’exacerber les tensions entre les deux principales ethnies du pays : peule et malinkhé. Le leader des « Démocrates Guinéens » dira même que si Cellou Dalein et Alpha Condé ne provoquent pas la guerre civile en Guinéens, il n’y en aura jamais… » !

Sa solution ? Le jeune leader opposant conseillera le ralliement de toutes les forces de l’opposition à une candidature unique de Sidya Touré, président de l’UFR qu’il a trouvé acceptable dans toutes les ethnies et toutes les régions du pays. C’est le candidat idéal pour changer de régime sans risque de tension ethnique et régionale, a notament dit Abdourahmane Bakayoko

Nouhou Baldé

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