Ousmane Gaoual Diallo à LuandaAu cours d’un échangé téléphonique ce weekend, l’honorable Ousmane Gaoual Diallo a fait à Guineematin.com des révélations fracassantes sur ce qui se trame à l’Assemblée nationale, la deuxième institutions de la République, chargée de voter des lois et de contrôler l’action gouvernementale, de sorte que tous les Guinéens se sentent égaux et libres dans les 245 857 kilomètres carrés que Dieu a donné en partage à l’ensemble des communautés et ethnies qui peuplent notre pays.

Tout d’abord, l’élu uninominal de Gaoual nous a révélé le scandale du budget régionaliste 2014 du gouvernement, notamment sur l’agriculture où 43 milliards de francs guinéens sont affectés à la région de Kankan contre seulement 19 milliards 880 millions de francs guinéens pour toutes les autres régions de la République de Guinée : Faranah, N’zérékoré, Conakry, Boké, Kindia, Mamou et Labé)

Pour Ousmane Gaoual Diallo, ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale à l’occasion du vote de la Loi rectificative de la Loi des Finances 2014 est illégal et donc inacceptable. « À l’entame, l’appel nominal a donné 84 députés présents. Mais, au vote, il a été dit que 57 députés ont voté « Pour » et 37 ont voté « Contre » ! Ce qui donne 94 voix sur les 84 députés présents, alors qu’il n’y a eu aucun vote par procuration annoncé… »

À bien écouter Ousmane Gaoual Diallo, il y a falsification pour faire passer cette loi in extremis, étant donné qu’elle nécessitait une majorité simple (57 voix) dont la mouvance ne disposait plus avec le vote « Contre » du député de l’UDDG, Holomou Koni Kouroumah.

« Ce ne sont pas les huissiers qui devraient compter qui l’ont fait ! Ce sont des militants du RPG qui ont compté… », proteste l’honorable Ousmane Gaoual, qui a suivi le président de l’Assemblée nationale jusque dans son bureau pour le demander de faire application de la loi et de penser à l’avenir de ce pays…

À rappeler que parmi le total de 59 députés dont dispose la mouvance présidentielle, dix huit (18) étaient absents lors du vote et parmi les non inscrits seul kony Kourouma était dans la salle.

– Un gap financier de 660 milliards de francs guinéens : même si les sources sont identifiées, mais l’argent n’est pas disponible à deux mois de la fin de l’exercice budgétaire ;

– Une incompréhensible augmentation du budget de la présidence qui passe de 1 milliard à 1 milliard 300 millions ;

– 3 milliards de francs guinéens à la Primature ;

– près de 16 milliards pour les frais d’évacuation sanitaire de l’armée en réalité utiliser par d’autres ministères

Alors qu’au même moment, des baisses sont constatées dans des ministères aussi importants que stratégiques comme la Justice qui perd dix milliards de francs, la sécurité qui perd également près de dix neuf milliards de francs guinéens et surtout la santé qui voit son maigre budget fondre.

Sur le plan de la procédure,  les députés devraient voter séparément les recettes, les dépenses et la loi des Finances en veillant à ce qu’il y ait un équilibre entre les recettes et les dépenses, de sorte qu’on n’envisage de dépenser que ce qu’on peut mobiliser… ce qui n’a pas été le cas
Bref, la première loi des Finances rectificative de l’Assemblée nationale votée sous la magistère de Claude Kory Kondiano est donc illégale selon les lois de la République…

Nouhou Baldé

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