AG du RPGLe ministre des TP au l’AG du RPG : « Quand quelqu’un dit qu’on va se lever pour combattre l’ennemi, tu ne veux pas la vérité, tu ne veux pas la justice. Je pense que c’est trop dit ! On ne peut pas dire ça au prof Alpha Condé…..»

La déclaration du leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, à partir des Etats-Unis était au centre des débats au siège du parti au pouvoir, le RPG. Apres avoir été qualifiée comme un leader qui a toujours de l’essence et d’allumette pour brûler le pays par Alassane Diakité, membre du bureau politique dudit parti, le ministre des travaux Public Mohamed Traoré a essayé à son tour de répondre à ces propos qu’il qualifie d’irresponsables. Guineematin.com vous propose un extrait de cette intervention du ministre des TP :

« Je veux intervenir sur deux sujet : la déclaration du leader de l’opposition à partir des Etats Unis et l’état des routes. Quand quelqu’un dit qu’on va se lever pour combattre l’ennemi, tu ne veux pas la vérité, tu ne veux pas la justice. Je pense que c’est trop dit ! On ne peut pas dire ça au professeur Alpha Condé. Le professeur n’a jamais incité ses militants à plus forte raison  le peuple de Guinée à la guerre ou à la rébellion. Le professeur est un homme sans haine. Ceux qui lui ont fait du mal sont parmi nous, il pouvait les arrêter, mais c’est le contraire, car c’est la démocratie, il est derrière la vérité, la justice.  Ceux qui lui ont fait du mal et qui parle aujourd’hui de vérité, ce n’est pas du patriotisme, ni du civisme.

Il parle de l’arbitraire dans les administrations, mais on a vu avant comment les  élections se  fessaient en Guinée. Mais, on a compris qu’ils sont habitués à cela, c’est la raison pour laquelle ils nous accusent, car ils  ne vivent  que  de  mensonge, l’injustice, l’arbitraire… Avant, on ne parlait pas de la neutralité de l’administration. C’est le temps du professeur que nous avons parlé de neutralité. C’est la CENI qui a organisé les élections.

On parle de détournement, mais ça c’est une maladie. Fria n’est pas l’œuvre d’Alpha Condé, les rails sont partis, les trains sont partis, la société du transport, les avions, etc. Mais, tous ceux-ci ne sont pas l’œuvre du président ! Mais, ces gens parlent de détournement, c’est dangereux.

Pendant qu’on était étudiants, on a vu que le ministre de la défense de la Guinée a toujours habité à Dixinn dans un bâtiment qui n’appartient plus à l’Etat plutôt pour un individu qui se dit de combattre le détournement. Je parle d’un logement administratif d’un membre du gouvernement ! Il faut se dire la vérité.

On appelle à la guerre,  on dit levez-vous, on doit se sacrifier, mais quand il y aura les morts, la responsabilité sera  à celui qui a fait cet appel. Ses déclarations sont toujours claires, est-ce que vous êtes prêts à mourir ? Et, aujourd’hui, il est entrain de dire, « on va se sacrifier, je vous appel à la guerre » ! Mais, je crois que c’est un non-sens parce que nous avons vu l’intéressé à Bambéto. Quand ça a chauffé, il a été le premier à laisser ses militants et partir. Ce n’est pas comme ça qu’on peut développer le pays.

On parle de la Basse Côte, on dit que ces gens (les ressortissants de la Basse Côte) sont prêts à accompagner un individu à la guerre, c’est honteux. Je pense que dans c’est dans ce sens que la Basse Côte a répondu, car elle n’a jamais dit cela. En parlant, il faut bien réfléchir, tout ce qui peut contribuer à la division, il faut laisser. On a fini les audits, mais le professeur a dit que personne ne peut être arrêté sans qu’il ne s’explique et je me demande pourquoi ces gens-là ne peuvent pas approcher la justice pour s’expliquer ?

Aujourd’hui, on peut tout dire au professeur sans son manque de patience. Le président Conté avait dit qu’il ne connait rien et il a fait appel à eux-là. Et, ce sont eux qui ont été à la base de tout ; mais on ne peut rien reprocher au professeur. Aujourd’hui, le pays est en chantier et on se félicite de cela. Nous nous donnons la main pour soutenir Alpha, car on ne lui reproche rien.

Le professeur a dit de construire les routes mais, des routes durables. On a construit des routes qui ont pour une longévité de 30 ans, contrairement aux autres qu’on avait dit 15 ans, mais qui n’ont même pas un an… »

Assy Diallo

 

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