Abdourahmane Bakayoko, les Démocrates GuinéensAbdourahmane Bakayoko, vient d’être reconduit à la maison centrale de Labé pour y être détenu encore jusqu’au jeudi avant de revoir le tribunal de Labé pour être fixé sur son sort, annoncé il y a quelques minutes le correspondant de Guineematin.com à Labé, Idrissa Sampiring Diallo.

Ce sera donc une semaine après son passage à la radio GPP Fm (deux fois le même jour) que le plus jeune leader politique guinéen- et de loin le plus téméraire- sera jugé à Labé.

Faut-il craindre des troubles ?

Selon les confidences de notre correspondant local, certains citoyens de Tougué (préfecture d’origine du jeune leader politique, Abdourahmane Bakayoko et du gouverneur de Labé, Sadou Kéita) promettraient une grande mobilisation pour soutenir leur fils, surtout après les dénonciations de ses conditions de détention.

Qui veut tuer Bakayoko ?

A en croire le correspondant de Guineematin.com à Labé, parmi les piques déclenchées ce mardi matin au tribunal, Abdourahmane Bakayoko aura surtout surpris par une description encore plus difficile qu’on ne l’imaginait de ses conditions de détention. « J’ai appris qu’on veut me tuer. Depuis hier, je ne mange pas. Parce qu’après ma lettre de dénonciation de mes conditions de détention, on m’a transféré de la cellule où nous étions 17 personnes pour m’enfermer dans une autre où nous sommes désormais 43 personnes. Et puis, on me refuse de la visite et du manger venant de l’extérieur… », aurait, entre autres, dénoncé le jeune opposant.

Selon nos informations, beaucoup de personnes auraient été émues et affectées d’entendre la narration du prisonnier qui semble souffrir plus que personne n’imaginait…

Le grave crime du jeune leader politique

Mis à part des injures qu’il aurait proféré et du manque de respect aux aînés qui est une faute morale, le crime le plus grave de Bakayoko Abdourahmane semble être de mettre dans la même poubelle les deux personnalités les plus populaires du pays. Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo sont, comme on le sait, les plus soutenus actuellement dans notre pays, même si l’un et l’autre mènent des politiques qui ne peuvent qu’inquiéter tous ceux qui veulent d’une Guinée sans violence.

En ralliant derrière eux chacun sa communauté (les deux plus grandes du pays ainsi opposées) on ne peut que craindre des conséquences graves de telles politiques. Peut-on opposer les ethnies et espérer la paix ? D’où le débat, de plus en plus animé, de favoriser une candidature d’un leader qui pourrait favoriser le rassemblement au lieu de la division de notre cher pays. Beaucoup de nos compatriotes ont déjà payé cher (certains de leur vie) les effets néfastes de cette politique basée sur l’ethnie et/ou la région…

Nouhou Baldé

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