Assemblée nationale, ouverture de la session budgétaire Le projet de loi de finance rectificative 2014 à été présenté devant 93 députés présents dans la Salle des Actes du Palais du peuple, ce mercredi 15 octobre 2014 par le Ministre délégué au Budget, Ansoumane Condé. Guineematin. Com vous livre l’essentiel de son intervention.

Dans sa présentation, il a axé ce projet de loi rectificative 2014, sur trois points à savoir : le contexte du projet, les  objectifs de la politique budgétaire pour le reste de l’année 2014, et le contenu du projet.

En mettant un accent particulier sur le contexte , le ministre délégué au Budget dira que les hypothèses macro-économiques qui ont servi de base à l’évaluation des recettes et aux prévisions des dépenses du projet de loi des finances initiales pour 2014, sont loin d’être  réalisées à la fin du 3èmetrimestre de cette année en raison principalement de l’impacte socio économique de l’épidémie à virus Ebola.

Selon le ministre, les estimations récentes indiquent que le taux de croissance initialement projeté à 4, 5% en termes réels, devraient  plutôt se situer aux alentours de 2,4%.

Le taux d’inflation initialement fixé à 8,5% a été légèrement revu à la hausse au tour de 9,5%.

Pour lui, le repli de l’activité économique due à l’effet de l’épidémie, à virus Ebola, notamment dans les échanges commerciaux et les secteurs des services (transport aérien, l’hôtellerie, tourismes…) pourrait entraîner une baisse de recette de l’ordre 630 milliards de nos francs.

Pour endiguer alors les effets négatifs sanitaires de cette épidémie, le ministre à laissé entendre que le budget actuelle de riposte à Ebola est estimé à 938 milliards de francs Guinéens.

« Au titre de soutien à l’économie, du faite du choc qu’elle à subit suite à l’épidémie, les prévisions préliminaires des dépenses pourraient se situer à au moins 2800 milliards de francs guinéens », a-t-il précisé.

Pour ce qui est des prévisions, il a tenu à souligner que ceci  « les besoins de financement du budget de l’Etat pour le reste de l’année 2014 qui s’évaluent à environ 627,57 milliards de GNF sont donc  importants  et nécessitent de la part de la communauté nationale et des bailleurs de fonds internationaux, une mobilisation sans précédente pour inverser durablement les mauvaises tendances qui entament aujourd’hui l’évolution économique et sociale de notre pays. »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

 

 

Facebook Comments