fidh-ogdh-avipa-en-conference-de-presseA l’occasion d’une conférence de presse tenue dans la soirée d’hier, jeudi 29 septembre 2016, au siège de l’OGDH à Dixinn, la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH), en collaboration avec l’OGDH et l’AVIPA a présenté le bilan des ses trois jours d’activités à Conakry, a constaté Guineematin.com sur place.

Dans son introduction, le Président de la FIDH, Dimitris Christopoulos a déclaré avoir été reçu par le une quarantaine de députés, mais aussi le Premier ministre, Mamady Youla, les ministres Cheick Sacko, Kalifa Gassama Diaby, mais également l’avocat général.

Parlant de l’objectif  de sa  première visite en Guinée, Dimitris Christopoulos a dit avoir compris que les évènements du 28 septembre se portent sur la mémoire de tous les Guinéens.

Pour le président de la FIDH, leur rencontre avec les députés a porté sur la question de la réconciliation nationale. Et, pour réussir cette réconciliation, la FIDH dit avoir remis un mémorandum aux autorités guinéennes.

Selon Dimitris Christopoulos, en ce qui concerne les évènements du 28 septembre, leur préoccupation est celui de la justice : « la justice est au cœur même de notre mandat, de notre mission », a précisé le président de la FIDH

« Le massacre du 28 septembre n’est pas uniquement un évènement de porté nationale. Même pas régionale ; mais, il porte un symbolise international universel. C’est pourquoi, j’ai décidé d’être là pour commémorer ensemble cette date. Lorsqu’il y a crime, il doit y avoir la justice aussi», a fait observer Dimitris Christopoulos.

Pour la FIDH, le procès des présumés coupables de ce massacre doit maintenant commencer : « pour nous, la phase des instructions doit se terminer pour qu’on commence avec le procès. Même si ça va être un procès lourd et difficile ; mais, il faut que le procès se tienne maintenant», a souhaité le président de la FIDH.

A en croire le président de la FIDH, ce ne sont pas seulement les évènements du 28 septembre  2009 qui intéresseraient son ONG ; mais aussi d’autres violations des droits humains en Guinée. A ce dossier, Dimiis Christopoulos a ajouté la question de la réconciliation nationale ; mais aussi d’autres cas de violence des droits de l’Homme.

De son côté, le président de l’OGDH, Thierno Abdoul Gadiri Diallo, a ajouté qu’au-delà des rencontres effectuées « les actes les plus forts et les plus marquants ont été le recueillement des victimes au stade du 28 septembre et la cérémonie de vernissage de l’exposition photo des témoignages de tous les temps en Guinée ».

Quand à la présidente de l’Association des victimes des évènements du 28 septembre 2009, madame Asmaou Diallo, elle a vivement remercié la FIDH qui a pris le temps de venir les soutenir dans le cadre de ce septième anniversaire de ces douloureux évènements. Elle a enfin espéré voir s’ouvrir le procès en 2017, comme promis par le ministre Cheick Sako.

Dans la foulé, elle a annoncé la mort, dans la matinée de ce même jeudi, d’une des victimes des atrocités commises au stade par les éléments du CNDD. « A l’époque, on ne vivait pas dans un pays normal. Sinon, dans aucun pays normal, on ne peut venir s’attaquer à toute une population pour les massacrer », a-t-elle fait remarquer.

A rappeler que  le 28 septembre 2009, des éléments de la garde présidentielle avaient fait irruption au stade du même nom où se tenait un grand rassemblement des opposants. Le bilan a été très lourd : 157 morts, des centaines de blessés ; mais aussi plusieurs femmes violées en pleine journée et à ciel ouvert.

Les opposants dénonçaient la volonté du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à vouloir s’accrocher au pouvoir en se présenter à l’élection présidentielle. Sept ans après, les victimes, les organisations nationales et internationales des droits humains réclament toujours justice. Mais, certains inculpés de ces massacres occupent toujours les hautes sphères de l’Etat dans le régime Alpha Condé…

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

 

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