Le général Sékouba Konaté, ministre de la défense et le Moussa Dadis Camara, chef de la junteCinq ans après le massacre du 28 septembre, la justice fait semblant d’avancer. On se rappelle que ce lundi 28 septembre 2009, l’opposition guinéenne avait appelé à une manifestation pacifique au stade du même nom (28 septembre) pour protester contre une éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara. Sur place, plusieurs dizaines de nos compatriotes (150 officiellement) ont été tués par balles ou par arme blanche, des femmes violées à ciel ouvert, etc.

 

Depuis, les victimes réclament justice sans succès. Mais, selon notre confrère panafricain, Jeune Afrique, des magistrats guinéens se rendront prochainement au Burkina Faso pour interroger de nouveau l’ancien chef de la junte : « Trois magistrats guinéens vont se rendre à Ouagadougou afin d’entendre de nouveau Moussa Dadis Camara, l’ancien chef de la junte déjà brièvement auditionné comme témoin, le 23 juillet (une audition qu’avait appuyée Alpha Condé en téléphonant à Blaise Compaoré, son homologue burkinabè) ».

A en croire nos confrères, « À Conakry, aussi, d’autres auditions vont avoir lieu, celles notamment de deux ex-ministres : Fodéba Isto Keira (Jeunesse et Sport) et Claude Pivi (Sécurité présidentielle) ».

Par ailleurs, JA nous apprend qu’un autre haut responsable de la junte est sur la trajectoire des magistrats enquêteurs : « Les juges souhaitent également entendre l’ex-président Sékouba Konaté, ministre de la Défense à l’époque des faits ».

Enfin, la fièvre hémorragique à virus Ebola qui sévit actuellement en Guinée semble troubler toutes les eaux qui coulent vers Conakry ! En tout cas, selon JA, « la Cour pénale internationale (CPI) est censée évaluer tous les six mois les avancées de l’enquête. Mais que, lors de leur dernière visite à Conakry, en juin, les enquêteurs du bureau du procureur ont fait savoir que ce serait la dernière. À cause du virus Ebola ».

 

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