Bakary FofanaAprès trois jours d’échanges sur le thème : « Médias et couverture électorale », l’atelier de formation de 50 journalistes issus des médias publics et privés a pris fin dans l’après-midi de ce samedi 27 août 2016, a constaté Guineematin.com, à travers un  de ses reporters.

La cérémonie a été présidée par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Bakary Fofana, accompagnée de la vice-présidente de l’institution électorale, Hadja Fatoumata Biya Diallo, de certains commissaires de la CENI, du président de l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), Ibnou Moussa Conté…

Après la remise des attestations aux participants, le doyen, Ben Traoré a adressé les remerciements de l’ensemble des participants, d’abord aux formateurs, mais aussi aux responsables de la CENI ainsi qu’au représentant de l’OIF qui ont facilité la formation.

A son tour, le président de l’AGEPI, Ibnou Moussa Conté a renouvelé sa gratitude à l’endroit de la CENI pour ses appuis en faveur de la qualification des journalistes notamment en matière électorale. Dans sa communication, monsieur Conté a renvoyé à leurs responsabilités, les bénéficiaires de cette formation : « je vous demande de faire bon usage de la formation que vous venez de recevoir », a-t-il dit avant de demander à tous ses confrères à se donner la main pour aller en avant.

Au nom des formateurs, le professeur Charles Moumouni, venu de l’université Laval (Québec) a félicité la CENI pour la qualité de l’accueil dont ils ont été l’objet depuis leur arrivée en Guinée : « Nous nous sommes sentis en famille », a-t-il entamé.

Pour lui, les échanges qui ont eu lieu entre les formateurs et les participants constituent un « signal qui indique qu’en Guinée rien ne se passera plus comme avant », a-t-il dit.

Parlant de la présidentielle de 2020 en Guinée, le professeur Charles Moumouni pense à un rendez-vous : « Vous êtes entrain de nous donner rendez-vous pour 2020. Le rendez-vous avec lequel la Guinée va décliner son identité », a-t-il ajouté.

Pour sa part, monsieur Cyrille Zogo Ondo, représentant de la secrétaire générale de la Francophonie a dit que les deux ateliers de Conakry révèlent les « plus belles images de famille pour la Francophonie » parce que, ajoute-t-il, son institution ne vient pas en Guinée pour « imposer une démocratie ».

Pour lui, notre pays est une partie intégrante de l’OIF et cette formation a été un échange entre les participants : « La Guinée est une des filles aînée de la Francophonie. Ces ateliers ont été un rendez-vous de donner et de recevoir. Donc, une espèce d’arbre à palabre », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, monsieur Cyrille Zogo Ondo a dit retenir de la rencontre de Conakry que ce ne sont pas les réponses des experts qui sont les plus importantes ; mais, « les nombreuses interrogations des participants » qui ont permis de faire un examen de conscience sur leur responsabilité dans un processus électoral.

Dans son discours de clôture, le président de la CENI, Bakary Fofana, a tout d’abord formulé ses vœux pour des élections apaisées en cours au Gabon pour que les passions ne dominent pas l’essentiel.

Revenant sur la responsabilité des médias dans le processus électoral, Bakary Fofana a dit que la finalité originelle d’une élection, c’est la « stabilité de la nation ». C’est pourquoi, il a invité les professionnels des médias à se consacrer aux projets de société des candidats et non aux sujets individuels.

Enfin, le président de la CENI a remercié les formateurs qui ont bien voulu faire le déplacement, le partenaire (l’OIF)  mais aussi les participants. Il a promis aux journalistes d’être toujours à leurs côtés pour la qualification de leur profession.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

 

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