Réunis en plénière dans la journée de ce lundi 12 juin 2017 au QG de l’UFDG, les leaders de l’opposition guinéenne ont annoncé une série de manifestations dans les différentes communes de Conakry dès la fin du mois saint de Ramadan, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le compte rendu fait aux journalistes, le porte parole de l’opposition, Aboubacar Sylla a signalé que l’accord du 12 octobre 2016 souffre toujours « d’énormes difficultés ». Il a quand même souligné quelques développements enregistrés ces derniers temps, notamment la reprise des activités du comité de suivi qui avait passé trois mois sans la moindre rencontre.

Après avoir cité les différents points issus de l’accord politique du 12 octobre dont l’application se fait toujours attendre, Aboubacar Sylla a annoncé certaines décisions prises par l’opposition, notamment la reprise des manifestations sur les voies et places publiques. « Nous ne pouvons pas continuer à croiser les bras et nous faire rouler, comme on le dit souvent, dans la farine avec un comité de suivi mis en place depuis huit mois et dont le résultat n’est pas encore visible. Nous avons décidé d’envisager des manifestations sur les voies et places publiques dès la sortie du mois de Ramadan », a dit Aboubacar Sylla devant ses collègues de l’opposition.

Pour le leader de l’UFC, l’opposition s’inscrira cette fois dans un cycle « ininterrompue » des meetings d’information et de sensibilisation des populations dans les cinq communes de Conakry à partir de la deuxième moitié du mois de juillet.

Aux dires du porte parole de l’opposition guinéenne, un comité d’organisation de ces différentes manifestations a déjà été mis en place : « le président de la commission d’organisation a déjà été désigné. Cette commission va commencer à travailler immédiatement à la mise en œuvre de ce programme de manifestation», a-t-il précisé devant les médias.

Quand à l’appel à un nouvel dialogue politique qui pourrait être envisagé par le gouvernement, le porte parole de l’opposition met en garde : « Nous n’avons plus besoin de dialogue, nous n’avons plus besoin d’accord. Nous avons aujourd’hui un accord qu’il faut appliquer dans toutes ses dispositions dans les délais qui sont convenus. Nous avons une constitution et des lois de la République qu’il faut absolument respecter », a-t-il dit.

A rappeler que parmi les leaders politiques présents à cette rencontre, il y avait entre autres : Cellou Dalein Diallo, Aboubacar Sylla, Jean Marc Telliano, Mouctar Diallo, Alhouseyni Makanéra Kaké, Thierno Saidou Bayo…

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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