Au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces du Changement (UFC), L’honorable Aboubacar Sylla a mis l’occasion à profit pour dénoncer le caractère dilatoire du président Alpha Condé par rapport au code électoral.

Selon le député « tout ce qui s’organise maintenant, c’est pour retarder les élections communales, pour avoir l’opportunité de les reporter sine die. Soit en 2019, après les élections législatives où au-delà de 2020, après les élections présidentielles. On a dit que les élections communales ne peuvent se tenir qu’après que le cadre légal et institutionnel ait été mis en place. C’est-à-dire qu’il y ait un code électoral promulgué par le président de la République et un code des collectivités qui définisse les statuts des collectivités locales, leurs compositions, leurs organisations et leurs fonctionnements. Il se trouve que les deux textes qui ont été adoptés par l’Assemblée Nationale, sont pratiquement aujourd’hui remis en causes. Le code des collectivités a été retourné par le président de la République à l’Assemblée Nationale pour une seconde lecture. Alors que c’est un projet de loi qui a été voté par l’Assemblée Nationale. Le gouvernement a proposé un texte à l’assemblée, qui l’a adopté sans le modifier. Au lieu de le promulguer directement, le président de la République le ramène de nouveau alors que c’est lui qui l’avait proposé à l’Assemblée sans notification significative. En français, ça s’appelle du dilatoire. C’est des méthodes, qu’on utilise pour perdre du temps, et mettre les gens devant la situation du fait accompli », a dit Aboubacar Sylla devant ses militants.

Plus grave, dit le député, le code électoral qu’on a adopté et qui, normalement aujourd’hui devrait être promulgué, si les délais légaux prévus par la Constitution avaient été respectés, se trouve dans les tiroirs de Sékoutouréyah. « Le président de la République refuse de le transmettre à la Cour Constitutionnelle pour qu’elle puisse statuer sur sa responsabilité, sa constitutionnalité », a-t-il martelé.

Monsieur Sylla a fait savoir que sur ce volet, la constitution est très claire. « Quand un texte est adopté au niveau de l’Assemblée Nationale, le président de la République a 10 jours pour le promulguer. Ce code a été transmis au niveau de la présidence, le 24 mars. Donc au plus tard le 10 avril ce document devrait arriver à la Cour Constitutionnelle qui, à son tour, a un délai d’un mois pour vérifier la Constitutionnalité du texte. Mais jusqu’à nos jours le texte est sous les tiroirs à Sékoutouréah », a-t-il annoncé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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