La vie est encore paralysée ce mercredi 11 juillet 2018 à Conakry, déclarée journée ville morte par les Forces sociales de Guinée et qui constitue le dernier jour de la grève perlée déclenchée par les syndicats pour protester contre la hausse du prix du carburant en Guinée. Plusieurs activités sont arrêtées ou alors paralysées dans la capitale guinéenne, selon le constat de nos reporters déployés sur le terrain.

Au lendemain de « la marche pour la survie » organisée hier par les organisations de la société civile réunies au sein des Forces sociales de Guinée, la vie n’a pas repris son cours normal ce mercredi à Conakry. Car, la société civile a invité les citoyens à faire de ce jour une journée ville morte, pour exiger le retour du prix du litre de carburant à 8000 francs à la pompe.

Cette nouvelle journée ville morte coïncide avec la dernière journée de la grève perlée déclenchée par l’inter-centrale CNTG-USTG qui proteste aussi contre l’augmentation unilatérale du prix du carburant par le Gouvernement.

Sur le terrain, c’est la route Le Prince et ses alentours qui sont le plus paralysés. De Hamdallaye jusqu’à Sonfonia, la circulation est fortement perturbée. Seules quelques véhicules et motos, généralement des moyens de transport personnels, qui sont visibles sur cet axe routier ce matin.

Et tout comme la circulation, la plupart des activités, le commerce et les stations-service notamment, sont arrêtés. Plusieurs jeunes sont regroupés au bord de la route, mais aucune manifestation n’est enregistrée pour l’instant. Les agents de sécurité postés dans tous les endroits stratégiques de cette route sont toujours sur place pour parer à toute éventualité.

Sur l’autoroute Fidel Castro et sur le littoral Sonfonia-Taouyah, la circulation est un peu plus dense par rapport à la route Le Prince, mais là aussi, la situation n’est pas encore à la normale. Quant aux autres activités, elles reprennent peu à peu dans ces zones.

A rappeler que la ville de Conakry vit une situation de paralysie qui dure depuis une semaine maintenant. Les habitants de la capitale guinéenne sont majoritairement mobilisés pour dire non à l’augmentation du prix du carburant qui est passé de 8000 à 10 000 francs le litre à la pompe depuis le 1er juillet 2018.

Ramatoulaye Diallo et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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