Les mélomanes à la plage, au moment du concert

Les mélomanes à la plage, au moment du concert

Ouvert le lundi 22 décembre 2014 par le Tribunal de Première instance de Dixinn, qui siège en audience foraine à la Cour d’Appel de Conakry, le procès sur le drame de Rogbané a repris comme prévu ce mercredi 31 décembre 2014, depuis 10 heures 02 minutes.

A la barre, le tribunal va écouter les témoignages des hauts gradés :  Les colonels Balla Samoura (commandant de la gendarmerie régionale de Conakry), Mamadou Moussa Cissé (commandant de l’escadron de la gendarmerie de Hamdallaye) et monsieur Fanta Oulen Bakary Camara, directeur de l’OPPROGEM, de la Direction de la Police Judiciaire, DPJ.

Actuellement à la barre, le directeur de l’OPPROGEM, (Office de la protection du genre, enfance et mœurs), Fanta Oulen Bakary Camara, a dit que son service n’avait pas d’agents au spectacle du 29 juillet 2014 pour n’avoir pas été informé. « Mais, d’habitude, si on avait été informé, je fais toujours signer une note de service avant de libérer un agent… », a précisé monsieur Bakary Oulen Camara.

Dans le rang des avocats de la défense, on est pas content de n’avoir pas entendu le nom du général Ibrahima Baldé, haut commandant de la gendarmerie nationale, parmi les personnes qui doivent livrer leurs témoignages…

A rappeler que dans le box des accusés, il y a Malick Kébé (Directeur général de l’agence guinéenne des spectacles), Abdoulaye Mbaye (de la structure organisatrice du concert, Mœurs Libre Prod), Habib Diallo (ONG qui gérait la plage, AJEDE), Lévis Sainte Etienne Camara (ancien chef du quartier Taouyah) et Seydouba Camara (d’une agence de sécurité qui avait sécurisé le concert), qui ont été limogés (pour ceux qui avaient des postes administratifs) et tous mis aux arrêtes, au lendemain du drame, enregistré le 29 juillet 2014, lendemain de la fête du Ramadan. Et, également, le président de la délégation spéciale de Ratoma, Sékou Batouta Camara et son supérieur hiérarchique, Soriba Sorel Camara, gouverneur de la ville de Conakry. Mais, ces deux « dirigeants », eux, sont libres et continuent de gouverner avant et après chaque procès…

Yacine Sylla et Fatoumata Kéita continuent de suivre ce procès pour mieux informer les lecteurs de Guineematin.com

 

 

 

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