Rémy LamahLes réticences contre Ebola continuent encore à engendrer des comportements à risque dans la capitale guinéenne et à l’intérieur du pays. Tout porte à croire que le message n’est toujours pas passé et que certains de nos compatriotes continuent à prendre les agents de santé, qui viennent les protéger comme ceux-là qui, au contraire, veulent les contaminer…

Selon les informations confiées à Guineematin.com, dans certaines localités de Macenta, certains habitants refusent toute présence extérieure et certains auraient même chassé les agents de santé qui auraient essayé de les sensibiliser sur l’existence de l’épidémie d’Ebola.

A en croire certaines informations, les habitants d’une localité appelée Irie auraient menacé le chef du centre de santé local, l’accusant d’être à la base des malheurs qui s’abattent sur eux, rapporte un journaliste, au téléphone de Guineematin.com, ajoutant que 8 malades seraient « prisonniers » du refus de coopération de cette population locale.

Par ailleurs, selon toujours ce contact de Guineematin.com à Macenta, plusieurs autres localités sont encore réticentes à toute présence de la croix rouge, malgré les risques courus par la population pourtant proche des frontières libériennes, notamment dans la sous-préfecture de Koyama. Ce sont, entre autres, Koyama-Centre et Beberezou. Egalement, on nous parle des réticences à Zappa, Zenie, Irie, Watanka, Fassankoni, Noborotono, etc.

Pourtant, une délégation de l’Association des ressortissants de Macenta (AREMA) s’efforce maintenant depuis quelques jours, à sensibiliser les parents sur la fièvre hémorragique à virus Ebola dans les différentes localités de la préfecture…

Commentaires