Goha, Mohamed Cherif AbdallahSelon un responsable du Groupe organisé des Hommes d’affaires de Guinée (GOHA), une réunion a été organisée dans la matinée d’hier, vendredi 16 septembre 2016, entre des responsables du secteur privé guinéen et le Directeur Général Adjoint du FMI (Fonds Monétaire International), Mitsuhiro Furusawa. A cette occasion, à l’absence du président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah, c’est le secrétaire général, Elhadj Ibrahima Diallo, qui a transmis le message du groupe.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité du message :

Messieurs

Je commencerai par remercier, au nom du Président du GOHA en déplacement, les initiateurs de la présente rencontre qui vient à point nommé.

Le GOHA est une organisation structurée (à adhésion libre) de promotion et de protection des opérateurs économiques. Il dispose de sections et sous-sections dans les préfectures et à l’extérieur.

L’économie guinéenne au sein de laquelle le secteur privé occupe une place déterminante est en proie, il y a plusieurs années, à des difficultés majeures essentiellement d’ordre structurel. Depuis 2014, l’apparition de la fièvre à virus Ebola est venue aggraver la situation au niveau de tous les paliers du système et plus particulièrement au du sein secteur privé.

Pour l’éradication de ce fléau, le GOHA s’est investi en partenariat avec l’UNICEF et à sa propre initiative au niveau notamment : des postes frontaliers, des marchés, des mosquées, églises, gares routières, des écoles coraniques, des postes de police etc…Grâce à la sensibilisation et à la pose des kits sanitaires, toutes ces zones ont pu être épargnées. Une étude << intitulée contribution à la réflexion sur le redressement sanitaire et socio-économique post Ebola˃˃ a été élaborée en 2015 par le GOHA et transmise aux autorités et aux différentes institutions.

Les préoccupations du secteur privé sont multiples, l’on évoquera quelques unes :

 –La formalisation du secteur informel pour une meilleure contribution au PIB : l’on note l’absence d’identité juridique, les mauvaises conditions de travail, l’absence de protection sociale.

   Créer : un cadre légal- effort de communication-réformes fiscales incitatives par paliers d’imposition pour réduire la fraude et favoriser la formalisation.

L’accès au financement : Diversifier et opérationnaliser les sources et l’offre de financement, faire de l’inclusion financière un enjeu prioritaire, mettre en place un système de cautionnement.

L’Environnement des Affaires et le cadre environnemental :

      – La dimension sécuritaire : de 2007 à nos jours, 1568 opérateurs économiques ont été victimes de pillages pour 219 milliards de FG estimés de perte. Le GOHA a prôné la paix et demandé la patience des opérateurs. Leur dédommagement permettrait de venir en aide à des victimes et à mettre en confiance les investisseurs. Il s’agit d’un catalyseur de la relance économique.

       -La gestion des déchets solides et liquides dans la capitale et dans les préfectures (problème économico-sanitaire) est problématique. Le GOHA s’était investi dans ce sens en 2012 et 2013 mais ceci exige des moyens importants et une action rationnelle, participative, de partenariat et d’éducation. C’est un problème économico-sanitaire à inscrire dans les priorités.

 –La base infrastructurelle : L’impraticabilité de routes et l’insuffisance énergétique sont parmi les facteurs majeurs qui freinent les secteurs productifs, favorisent le caractère extraverti de l’économie et l’hypertrophie du tertiaire ainsi que la faible valeur ajoutée.

Le renforcement des capacités et le soutien de l’effort de formation à tous les niveaux à travers une intervention plus marquée de l’Etat est un autre défi à relever.

Le développement durable, en tant qu’approche de solution, doit en outre s’appuyer sur partenariat (public-privé –population) fécond et dynamique pour espérer asseoir la stabilité macroéconomique, préalable à une croissance dans la durée.

Conakry, le 16 Septembre 2016

Elhadj Ibrahima Diallo

Secrétaire Général du GOHA

 

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