Le changement climatique, défi majeur de notre époque, continue à préoccuper les acteurs impliqués dans la protection de l’environnement. C’est dans cette dynamique que le Centre International de Recherche et Documentation (CIRD) a servi de cadre, ce vendredi 14 avril 2017 dans l’après-midi, à une conférence-débats axé sur le changement climatique, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le thème inscrit à l’ordre du jour a été développé par le Professeur Kandet Bangoura, chercher-océanographe, au centre de recherche scientifique de Rogbané, à Conakry. De nombreux jeunes spécialistes de la communication et journalistes en herbe ont pris part à la rencontre.

Dans son exposé, le Professeur Kandet Bangoura a expliqué le sens de l’expression changement climatique, mais aussi « la vulnérabilité et ses impacts en Guinée, notamment les zones côtières. L’environnement est dégradé chez nous. Au fur et à mesure que le climat se réchauffe, il y a des perturbations qui impactent énormément sur les activités socioéconomiques et sur l’écosystème de la Guinée », a dit le chercheur.

Par ailleurs, le Professeur Bangoura a pris des exemples concrets des zones de Kaback, Kakossa, et autres sous-préfectures relevant de Forécariah. « Les activités agricoles sont aujourd’hui affectées dans ces endroits suite à l’élévation du niveau de la mer, dans toute la zone côtière d’ailleurs, à Boffa, Dubreka, Boké et Kamsar. La sécheresse est aussi un peu prononcé au nord est de la Guinée, dans les préfectures de Gaoual, Koundara, Tougué, Siguiri. On a aussi les activités minières et l’urbanisation galopante et anarchique », a laissé entendre le conférencier.

D’autres sujets, allant des gaz à effet de serre au projet de renforcement de la résilience et adaptation dans les zones côtière vulnérables en passant par les impacts biophysiques du phénomène. Un exposé détaillé a été fait sur les menaces qui pèsent su le littoral guinéen.

Enfin, le Professeur Kandet Bangoura est revenu sur les actions entreprises actuellement en en Guinée dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques.

L’assistance a déploré entre-autres, l’occupation du domaine public maritime (DPM), notamment à la Camayenne où des immeubles poussent comme des champignons avec toutes les conséquences que cela entraîne. L’existence des feux de brousse, la déforestation et les pratiques agricoles peu écologiques auront également des questions au centre des débats.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.cm

Tél. : 628 7 99 17

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