victimes-manifestentLe parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne a organisé, hier mercredi 28 septembre 2016, un sit-in au carrefour de Bambéto, dans la commune de Ratoma. La démarche visait à interpeller l’opinion nationale que « les jeunes guinéens ne doivent plus mourir dans les manifestations ou par manque d’emploi », a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le président  de la structure, Abdourahmane Baldé, a fait comprendre que ce projet vise à rendre hommage à l’ensemble des filles et fils de Guinée et l’ensemble des guinéens qui ont perdu injustement leurs vie pendant les atrocités du camps Boiro en passant par le 28 septembre 2009 et les manifestations pacifiques. «La dictature commence toujours par déchirer les livres. Aujourd’hui, nous constatons qu’on tue les jeunes non seulement par les balles des fusils et des mitraillettes, mais aussi par le refus catégorique de reformer le système éducatif guinéen.  Les jeunes souffrent de la misère et de la pauvreté. La Guinée est un paradis terrestre, mais jusqu’aujourd’hui nous ne parvenons pas à bénéficier de l’ensemble des richesses que le bon Dieu nous a offertes. C’est pourquoi, nous avons décidé d’organiser aujourd’hui cette manifestation pour qu’on puisse observer juste 30 minutes de silence à la mémoire de l’ensemble des victimes de l’injustice en République de Guinée », a-t-il déclaré.

victimesSelon le vice-président de la structure, Alsény Prince Sylla, cette manifestation pacifique n’est  rien d’autre qu’une manière d’attirer l’attention des décideurs sur le fit que les jeunes sont toujours exposés : « nous avons appelé ce projet combien de guinéens doivent mourrir encore ? Aujourd’hui, ceux qui ont fini l’université ne travaillent pas, ils ont en train de mourir dans leur âme. Dans les marches, ce sont les jeunes qui  meurent. Dans les hôpitaux, ce sont les jeunes femmes qui meurent dans l’accouchement. Donc, face à cette situation, il faut qu’on attire l’attention du peuple de Guinée, de l’opposition, des services de sécurité,  que les jeunes ne doivent plus continuer à mourir », a-t-il averti.

Ces jeunes qui réclament justice, sollicitent également une nouvelle façon de voir la jeunesse. «Nous voulons qu’il y ait une nouvelle façon de regarder la jeunesse. Il faut que les autorités prennent conscience de la situation actuelle de la jeunesse guinéenne » a-t-il martelé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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