Suite à l’article publié sur Guineematin.com, révélant la corruption des agents de la police routière dans l’application de l’interdiction des taxis motos à Kaloum, le Commissaire divisionnaire, Hamidou Babacar Sarr a exprimé sa colère devant un tel comportement. Dans un entretien qu’il a accordé à un de nos reporters ce jeudi 18 mai 2017, le directeur central de la sécurité routière promet de sévir contre de telles pratiques.

Guineematin.com : face à la multitude d’accidents mortels dans la circulation, vous avez pris des mesures pour enrayer le phénomène, dont entre-autres l’interdiction des taxis motos dans la commune de Kaloum. Où en sommes-nous aujourd’hui en ce qui concerne l’application de cette mesure ?

Hamidou Babacar Sarr : mes agents évoluent sur le terrain pour combattre les taxis motos à Kaloum. Parce que lors des différentes réunions au ministère des transports du 24 au 26 août 2016, il a été dit que les taxis motos sont autorisés dans toutes les communes de Conakry, sauf Kaloum. Ça a été retenu avec les dispositions préalables que vous connaissez : le port du casque, l’interdiction de prendre une femme en grossesse ou les enfants… Depuis ce jour, j’ai mis une équipe en ville pour évoluer à ce sujet. Force est de reconnaître que chaque jour, on a 10 à 15 conducteurs de motos qui sont verbalisés et qui payent les reçus au trésor public.

Guineematin.com : sauf que malheureusement, dans certains carrefours de Kaloum on a remarqué des cas de corruption entre conducteurs de motos taxis et agents de la police routière. Que comptez-vous faire pour remédier à cet état de fait ?

Hamidou Babacar Sarr : ça peut être vrai. J’aime des apports de ce genre, le constat fait, vous m’apportez des preuves pour qu’on puisse sanctionner des agents qui se livrent à ça. Parce qu’une instruction de nos chefs, on ne doit pas jouer avec. L’officier ou les agents qui nous défient par rapport à ça auront à faire au conseil de discipline. Donc, tout est possible. Nous, nous donnons des instructions et il faut qu’on veille à l’application des ces instructions. C’est pourquoi le contrôleur général et les autres, nous mettrons tout en œuvre pour encore renforcer le dispositif mis en place à Kaloum.

Guineematin.com : que dire des agents de la police, de la gendarmerie et même de l’armée qui refusent toujours de porter un casque dans la circulation ?

Hamidou Babacar Sarr : la loi ce n’est pas pour les autres, elle est faite pour nous tous. Que ce soit un policier, un militaire, un douanier ou un gendarme, dès que tu es dans un véhicule ou sur une moto, tu es usager ordinaire. Et puis, on ne porte pas le casque pour le policier. Le casque est protecteur, c’est pour ta propre sécurité. Les gens qui ne respectent pas cette réglementation, je leur demande humblement de porter le casque. C’est des exemples qui sont visibles et ce que vous dites est une réalité. Il faut qu’ils soient invités à porter le casque. Mais, ils sont inquiétés quelques fois.

Guineematin.com : quel est le dernier mot que vous voulez placer ?

Hamidou Babacar Sarr : je veux de telles réactions. Des journalistes qui constatent et qui viennent au bureau, m’apportent le constat. Ça nous permettra vraiment d’agir. Il ne s’agit pas pour les journalistes de rester dans les bureaux ou s’asseoir dans un café pour rapporter des choses sans savoir de quoi il s’agit. Nous sommes là pour tout besoin sur des questions techniques et des réponses positives. Par ailleurs, j’invite les uns et les autres à porter le casque. A Kaloum, l’utilisation des motos taxis reste interdite. Il faut que les gens se passent de cela. J’invite els usagers à être tolérants, à être patients, à être courtois dans al circulation. Quand ont est trop pressé, c’est soit le cimetière qui t’attend ou le centre de santé.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 7 99 17

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