L’antenne du SLECG à Siguiri a appelé ses membres à une assemblée générale hier jeudi, 11 octobre 2018. Les dirigeants du syndicat ont invité les enseignants en grève, à maintenir le cap et à ne pas avoir peur des menaces brandies par les autorités.

Ils en ont profité pour réagir à l’annonce d’une prochaine tournée du Premier ministre à l’intérieur du pays pour rencontrer les enseignants. Une tournée qui sera inutile aux yeux des syndicalistes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La grève appelée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée est bien suivie dans la préfecture de Siguiri. Mais, cela n’a pas empêché les dirigeants locaux du SLECG à réunir leurs membres pour les exhorter à ne pas céder face aux menaces et pressions des autorités. « Restons sereins et continuons. La grève continue, seul le général Soumah peut nous demander de reprendre le chemin de l’école.

Ni le préfet encore moins le DPE ne peuvent le faire. Donc, ne cédez pas aux menaces et aux pressions des autorités. Quand vous regardez la télévision nationale, ils vous diront que ça étudie à Conakry mais c’est une forme de pression. Le DPE aussi vous menace ici mais c’est juste pour vous intimider, ils ne peuvent rien contre nous », a déclaré Seydou Konaté, le secrétaire général de l’antenne du SLECG à Siguiri.

Cette rencontre s’est tenue à la veille du début de la tournée que le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a entamé ce vendredi à l’intérieur du pays. Le chef du gouvernement guinéen va à la rencontre des enseignants pour les convaincre à reprendre les cours. Et, les syndicalistes n’ont pas manqué d’évoquer le sujet. Selon Seydou Konaté, cette tournée est inutile. Il estime que la solution c’est plutôt de négocier avec le bureau exécutif du SLECG pour trouver un accord.

« Nous avons appris que le Premier ministre, Kassory Fofana, sera à l’intérieur du pays pour convaincre les enseignants à reprendre le chemin de l’école, nous disons que son déplacement à l’intérieur du pays sera inutile. Il doit rester à Conakry et négocier avec le bureau exécutif national du SLECG. Mais, venir à l’intérieur du pays, ce serait un voyage inutile. La solution, c’est de retourner à la table de négociation avec Aboubacar Soumah », a indiqué le leader du SLECG à Siguiri.

A noter que les négociations ont repris ce vendredi, 12 octobre entre le gouvernement et le SLECG pour tenter de trouver une solution à cette crise qui secoue le secteur de l’éducation nationale.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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