La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a célébré cette année le 42ème anniversaire de sa création. Initialement prévue en mai dernier, la cérémonie a eu lieu en différé ce mercredi 08 novembre 2017 à travers une conférence organisée à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Cette conférence sur la vision 2020 de la CEDEAO en Guinée avait pour thème « vers une région paisible et prospère ». C’est la représentation permanente de la CEDEO en Guinée qui a cette initiative. La rencontre a regroupé de nombreux diplomates ouest africains en poste à Conakry, trois membres du gouvernement, les responsables de l’université de Sonfonia et de très nombreux étudiants.

Dans son discours, la représentante résidente de la CEDEAO en Guinée, la Béninoise Liliane Alapini, a rappelé que cette institution, créée en mai 1975, a pour objectif « l’intégration régionale et un développement des économies ». Le traité signé à l’époque, ajoute-t-elle, a été révisé plusieurs fois. « En 2007, le traité a mené à la définition d’une vision qui est ma vision 2020, d’une région prospère et paisible, où il n’y a plus de frontières pour le peuple. C’est-à-dire qu’on passe d’une CEDEAO des pays à une CEDEAO des peuples », a-t-elle expliqué.

Cette démarche, selon madame Liliane Alapini, vise « à approfondir le processus d’intégration, de développer une coopération étroite en matière de paix et de stabilité, de renforcer la politique d’intégration et d’accélérer le développement socioéconomique des Etats membres ».

Cependant, la diplomate est consciente des difficultés qui empêchent l’effectivité de cette intégration. « Il y a de grands défis à relever. La CEDEAO doit redoubler d’efforts pour surmonter et rattraper les retards surtout dans l’application des textes et protocoles additionnels et directives communautaires ».

De son côté, le ministre du commerce, Marc Yombouno qui a représenté son homologue de la coopération à cette cérémonie, a fait ressortir l’intérêt pour les populations ouest-africaines de s’inscrire dans la dynamique de l’intégration. Il n’a cependant pas occulté les nombreuses tracasseries qui empêchent la libre circulation des personnes dans l’espace CEDEAO. Des défis qui doivent être relevés aussi bien par les gouvernés que les gouvernés avant 2020.

On notait la présence du ministre de l’Industrie, Boubacar Barry ‘’Big Up’’ et celui de l’élevage, Mohamed Tall. Le ministre de l’enseignement supérieur était représenté par son chef de cabinet, madame Zenab Camara.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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