Malgré les différents tintamarres sur une prétendue « bonne organisation des examens nationaux en Guinée » par le nouveau ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, la fraude bat son plein un peu partout dans les centres d’examen du pays. Dans les préfectures de Boké et de Kindia, il a été révélé à Guineematin.com que les sujets sont envoyés par SMS à des enseignants qui les traitent dehors en envoient les réponses par SMS à des candidats qui les payent.

Dans la ville des agrumes d’ailleurs, cette forme de fraude a débordé le cadre des centres d’examen et fait débat dans les radios privées locales.

Selon les différents témoignages recueillis par le correspondant local de Guineematin.com, plusieurs enseignants ont révélé avoir communiqué avec des candidats après le lancement des épreuves. « J’ai un ami qui est au centre Cheick Anta Diop ; mais, dès qu’on lance les sujets, il m’envoie et je traite pour lui envoyer les réponses. Chaque jour, c’est comme ça qu’on fait depuis le début du baccalauréat », dit M. Sylla, en nous montrant un de ses SMS reçus de la salle d’examen.

Un autre aussi atteste que son jeune frère passe tout son temps avec les cahiers pour aider ses amis à l’aide du téléphone. « Mon frère communique de manière permanente avec ses amis en classe. Il a le cahier ; et, chaque fois, il envoie des sujets traités pour ses amis au téléphone », dénonce un autre citoyen.

image d’archive

A rappeler que ce genre de comportement n’est pas une nouveauté à Kindia. Lors de l’examen de fin d’études élémentaires, certains enseignants ont été pris en flagrant délit derrière un centre en traitant des sujets pour des candidats. Mais, les sanctions sont tellement légères qu’on a l’impression que la fraude est même encouragée.

A préciser que la rédaction de Guineematin.com a été informée des mêmes pratiques un peu partout sur le territoire national, notamment à Boké et dans d’autres centres d’examen du pays. Au-delà des téléphones portables qui « importent » les réponses aux questions, les surveillants « surveillent les inspecteurs » et incitent les candidats à s’entre-aider.

Cette communication dans les salles de classe aux élèves qui maîtrisent les sujets de partager avec ceux qui ne savent pas de sorte qu’on se demande bien ce que vaut cette manière d’évaluer… « Si vous ne communiquez pas, vous risquez d’être malchanceux par exemple que vos copies se perdent au moment de la correction. Ce qui fait que certains bons élèves échouent au baccalauréat… », disent aux candidats certains « surveillants »…

A suivre !

De Kindia, Sékou Komoyah Kaba pour Guineematin.com

Tél. : 620 74 80 10

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