Les difficultés économiques actuelles perturbent les habitudes des Guinéens. Pour s’enquérir du comportement des clients et des réalités du marché, notamment les prix des tenues vestimentaires à deux jours de la fête de l’Aïd el-fitr, marquant la fin du jeûne du mois saint de Ramadan, un reporter de Guineematin.com s’est rendu ce samedi, 24 juin 2017, au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Selon plusieurs commençants qui exercent au marché de Taouyah, le peu de clients qui arrivent ici ne viennent pas pour acheter « mais pour demander seulement les prix et repartir »…

Proposant des robes en tissu, importées de Dakar, et qui coûtent entre cent et quatre cent mille francs guinéens, madame Mariama Bobo Mali Diallo, dit pourtant que les prix de ses habits ne sont pas du tout chers. Seulement, ajoute-t-elle, « les clients n’ont pas d’argent. Les prix de ces robes varient sont de 400 000 francs guinéens, de 300 000 francs guinéens et de 100 000 francs guinéens ».

Concernant les chaussures, madame Diallo propose des paires de babouches dont le prix varie selon la qualité ; de 100 000 à 150 000 francs guinéens.

Egalement, les prix des voiles dépendent de leur qualité et coûtent entre 40 000 et 60 000 francs guinéens. « Mais, chaque fois qu’un client vient, il demande le prix, il nous promet de revenir. On l’attend ici toute la journée, il ne revient pas », déplore la vendeuse qui compte aujourd’hui les heures qui nous sépare de la fête…

De son côté, madame Fatouma Dieng est spécialiste de la vente des habits d’enfants. Trouvée devant sa boutique ce samedi, elle a également déploré la rareté des clients. « On ne dirait même pas que nous sommes à la veille de la fête. On ne ressent rien ! Hier, toute la journée, c’est trois complets que j’ai pu vendre à 220 000 francs guinéens. Honnêtement, les gens n’ont pas d’argent. Tout le monde dit que la ville de Conakry est devenue dure. Regardez, ma boutique est remplie d’habits à l’intérieur tout comme à l’extérieur. Il y a d’autres dans les cartons ; mais, les clients ne se bousculent pas. Tout le monde pleure, même au grand marché de Madina, ce sont les voleurs qui font l’affluence là-bas », déplore-t-elle.

Mamadou Yéro Sow est loin de contredire les autres parce que lui aussi ne reçoit pas suffisamment de clients. Pourtant, ce vendeur jure que ces articles sont vendus à bas prix. « Les chaussures pour les filles varient entre 85 000 à 250 000 francs guinéens la paire, selon les qualités, une chaîne à 30 000 francs, un complet jean pour les enfants coûte 100 000 francs guinéens… Tous ces prix sont abordables. Mais, les gens sont seulement dans la galère », dit finalement Mamadou Yéro Sow.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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