Ibrahima Sadio Bah, Liberté FmVictime d’un accident de circulation sur la nationale Conakry-Kindia, au retour du mariage d’un notre confrère, Ibrahima Sadio Bah, journaliste sportif et animateur de l’émission matinée plurielle de la radio « Liberté Fm » explique, au téléphone de Guineematin.com, sa mésaventure. Très pathétique…Nous étions à Kindia, le 21 décembre 2014, pour le mariage de Mamadou Bory Bah, Directeur de publication du journal « Guinée sport » et secrétaire général de l’Association de la « Presse sportive de Guinée Pathé Diallo ». Le président de cette association, Amadou Tham Camara, était d’ailleurs le parrain du mariage.

Au lendemain du mariage, le lundi 22 décembre, comme tous les autres confrères qui avaient effectué le déplacement pour le mariage, je revenais à Conakry. Il se trouvait que j’avais un rendez-vous avec un de mes parents à Kouria, à environs 10 kilomètres de Coyah. Donc, je n’ai pas voulu prendre un passager ou quelqu’un d’autre qui pouvait être à mes côtés, à cause de mon escale. J’étais seul dans mon véhicule et je filais ! J’étais en excès de vitesse quand même, il faut le reconnaître, parce qu’à chaque 5 minutes,  la personne avec laquelle j’avais rendez-vous m’appelait. Conséquemment, je roulais à vive allure et contre le temps. C’est ainsi qu’à 15 kilomètres de Kouria, précisément dans le village de Moriyakhori, j’ai voulu éviter un trou à cause de l’état très dégradé de la route Coyah-Kindia. Après avoir dévié le trou pour aller de l’autre côté, j’ai aperçu une camionnette qui venait dans le sens inverse. Mais, ce n’était pas la faute à la camionnette, ça je le reconnais parce que j’étais en excès de vitesse. C’est ainsi que j’ai cherché à revenir à mon côté, mais avec l’excès de vitesse, je n’ai pas pu contrôler la voiture, une Peugeot 306. J’ai quitté la chaussée pour aller de l’autre côté. Malheureusement pour moi, j’étais à la rentrée d’un pont. Donc, mon véhicule est allait se butter et il est resté suspendu entre les deux rives du petit marigot. La banquette arrière s’est détachée pour venir taper mon cou et le  véhicule a été endommagé de façon irrécupérable. J’ai eu des contusions au cou, la poitrine et un de mes pieds qui a été touché.

Heureusement pour moi, je portais la ceinture de sécurité, c’est ce qui a un peu limité les dégâts corporels sur ma personne. C’est ainsi que mes amis ont été appelés aussitôt par les premiers secouristes arrivés sur les lieux. Mes amis ont demandé, Kantah Soumah, Kaba Fodé, mais aussi certains de mes parents et Amadou Tham Camara qui ont demandé  à ce qu’on m’amène à Coyah pour les premiers soins. C’est ce qui a été fait par les personnes qui m’ont mis dans leur véhicule.

Malheureusement pour moi, à Coyah, on a trouvé que tout le personnel médical a déserté les lieux parce que deux médecins ont été victimes d’Ebola à Coyah. Donc, il n’y avait aucun médecin, aucun infirmier pour s’occuper de moi. D’ailleurs, les parents des patients qui étaient hospitalisés venaient chercher leurs malades. Il fallait encore continuer jusqu’à Conakry. C’est ainsi qu’on m’a pris pour m’amener jusqu’à Enco 5 parce que celui qui m’a secouru habite à Lambanyi. Il m’a amené jusqu’à Enco 5 et les collègues, notamment Ibrahima Diallo de la radio Liberté FM, madame Hadja Aïssatou Bella Diallo a envoyé un véhicule pour me récupérer et m’amener au CHU d’Ignace Deen le jour de l’accident, le lundi 22 décembre 2014.

Imaginez que j’ai fait l’accident à 17 heures pour arriver à Ignace Deen seulement à 23 heures, soit 6 heures de route. 6 heures d’attente avant que je ne sois en contact avec un médecin. Là, quand même, il faut que Dieu Soit loué, c’est Lui qui m’a sauvé la vie.

Je profite de l’occasion pour remercier toutes les personnes de près ou de loin qui m’ont accordé leur soutien et leur solidarité. Aujourd’hui, ça commence à aller. C’est seulement la douleur au niveau du cou que je ne parviens pas à maîtriser, mais ça commence à aller.

Propos récueuillis et décryptés par Mamadou Alpha Baldé pour Guineematin.com

A rappeler qu’après les soins à l’hôpital, le journaliste, Ibrahima Sadio Bah est actuellement en rééducation chez lui.

Pour tout contact, prière de le joindre directement au +224 666 15 18 18

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