aéroport de ToulouseLe virus Ebola fait décidément très peur. Un passager qui rentrait d’un séjour en Sierra Leone a été brièvement hospitalisé jeudi soir (30 juillet) à Toulouse par crainte d’une contamination .

Cette hypothèse a toutefois été très vite «écartée», ainsi que l’a affirmé le porte-parole de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. «Il vient de sortir de l’hôpital et les médecins ont écarté tout risque d’infection par le virus Ebola» a déclaré ce dernier, peu après 20 heures.

Le passager, venant de Sierra Leone, avait développé de la fièvre à bord du  Royal Air Maroc Casablanca-Toulouse. «Le principe de précaution a joué», explique-t-on du côté de l’aéroport. Peu après son atterrissage vers 18 heures, l’avion s’est garé à l’écart des pistes, afin de permettre que le SAMU prenne en charge le malade.

Le passager a été immédiatement conduit à l’hôpital Purpan de Toulouse, où les médecins ont vite conclu qu’il ne s’agissait pas du virus Ebola, une fièvre hémorragique mortelle qui sévit en Guinée, en Sierra Leone, au Liberia et au Nigeria.

Le principe de précaution prévaut
La sous-préfète de Haute-Garonne, Florence Vilmus, a expliqué que la préfecture avait déclenché un contrôle sanitaire à la suite d’un appel de la belle-fille du passager, qui ne voyageait pas avec lui, déclarant que ce dernier venait de Sierra Leone et qu’il «était susceptible d’être souffrant».«Ce sont des mesures normales que l’on prend dans ces cas-là», a-t-elle ajouté, précisant que les autres passagers du vol ont pu regagner leur domicile après avoir donné leurs coordonnées et été priées de surveiller toute éventuelle fièvre.

L’épidémie de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola en Afrique de l’Ouest a affecté plus de 1.300 personnes et entraîné 729 décès au 27 juillet, dont 57 en quatre jours, selon l’Organisation mondiale de la  (OMS). L’épidémie s’est déclarée au début de l’année en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone et le Nigeria.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a appelé à une «extrême vigilance» en , estimant que le pays «a les moyens de faire face à Ebola», dans un entretien au Parisien publié jeudi.

LeParisien.fr

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