calb690inr_630x300_jpgLe lundi 7 juillet 2014, les enseignants chargés de mettre les anonymats sur les copies d’examen national, étaient devant l’Institut National de la Recherche et d’Actions Pédagogiques de Conakry pour exiger le paiement de leurs primes a assisté Guineematin.com

Ces manifestants  ont pris d’assaut, les locaux de l’INRAP exprimant leur mécontentement suite aux nouvelles dispositions prises par la Direction dudit institut.

Mariama Camara, Enseignante à l’école primaire de Matoto affirme avoir été  expulsé des salles du secrétariat au motif qu’elle n’a pas son badge : « Nous avons commencé à travailler depuis mardi, nous sommes sur l’étape appelée secrétariat pour faire l’anonymat sur les copies d’examens des élèves. Mais aujourd’hui, nous sommes venus ils nous ont refusé l’accès dans les salles. Le Directeur Amadou Diallo a appelé ses hommes pour venir travailler. Pour ne pas qu’on nous paye. Ils ont dit que celui qui n’a pas de badge, ne va pas travailler alors qu’ils ont pris les badges pour les remettre aux autres. Pourtant, nos noms figurent sur la liste envoyée par le ministère », confie-t-elle.

Pour sa part, Mamadouba Manet, enseignant à l’école privée Saint- Michel de Gbessia accuse : «C’est Monsieur Nourdine et Amadou Diallo, le Directeur des services examens qui ont manigancé toutes ces tracasseries au niveau d’ici. Depuis lundi, les uns ont commencé à travailler et d’autres, du mardi au samedi, c’est à notre fort étonnement qu’on a vu les militaires sous l’ordre de Kèlèfa Diallo venir nous expulser et pourtant on a travaillé pendant 5 jours sans avoir reçu même un franc. Vous savez, ce qui fait mal dans tout ça, ils veulent nous faire remplacer par leurs parents ou connaissances.»

Repondant aux accusations des manifestants, le Directeur des services examens et contrôle scolaire, Amadou Diallo, a indiqué que l’effectif présent dans les salles de secrétariat dépasse le nombre présenté sur la liste venant du ministère de l’Education : « Des gens se sont présentés avec des lettres correspondant exactement à celles venant du ministère alors que leurs noms ne se trouvent pas sur la liste », précise t-il avant d’ajouter qu’ils ont travaillé tout ce temps avant qu’on ne fasse un contrôle.

« Lorsqu’on a procédé à un contrôle, nous avons remarqué que ceux qui sont en train de manifester ici ne figurent pas sur la liste. On ne sait où ils ont enlevé leurs lettres. Ils sont venus de nulle part. Ce sont des gens qui sont venus chercher du travail en se conformant aux enseignants comme si c’était le ministère de l’emploi. Le souci du département c’est de faire en sorte que tous les enseignants soient employés au niveau des services d’examens. Certains font la surveillance, d’autres le secrétariat.»

Quant au chef de cabinet du ministère de l’enseignement pré-universitaire, Kélefa Diallo qui s’est rendu sur les lieux, a suggéré aux manifestants, s’ils sont bien des enseignants, de rejoindre leurs différentes DCE avec tous les indices avant de leur promettre de procéder à une vérification : « Il faut être enseignant pour être au secrétariat. Si vous avez la preuve que vous avez travaillé pendant 5 jours, allez dans vos DCE avec tous les indices. Ils vont vérifier si ceux qui sont venus au secrétariat sont enseignants et remplissent toutes les conditions, mais ceci ne peut pas se faire en dehors de la structure de l’individu » a-t-il conclu

F. Yacine Sylla

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