(Communiqué de presse)-M. Khalifa Gassama Diaby, Ministre des Droits de l’homme et des libertés publiques de la République de Guinée se trouve au siège des Nations Unies à New York depuis le 9 juin dernier afin de s’entretenir avec le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban-Ki Moon, la Sous-secrétaire général à l’Appui pour la consolidation de la paix, Mme Cheng-Hopkins et la Représentante spéciale chargée du Bureau sur les questions de violences sexuelles, Mme Bangoura. Les sujets abordés ont porté sur les questions liées aux droits de l’homme et à la consolidation de la paix en Guinée.

Ces rencontres précèdent l’intervention attendue de M. le Ministre devant l’ensemble des pays qui appuient la Guinée à travers le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) et la Commission de Consolidation de la Paix (PBSO) les 23 et 24 juin 2014.

Invité à prononcer un discours d’ouverture devant l’Assemblée des Nations Unies (photo ci-jointe), M. le Ministre a souligné l’importance des droits de l’homme dans la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement en déclarant «la pauvreté et la misère sont l’expression de violations des droits de l’homme. Avoir faim et ne pas pouvoir se soigner vous empêche de facto d’exercer tous vos autres droits». Puis, il poursuit « le droit au développement doit être traité autant dans ses dimensions internes, c’est à dire à l’intérieur du pays, par le souci de justice, le respect des principes de l’Etat de droit, l’utilisation juste et équitable des ressources nationales et des deniers publics, que dans ses dimensions externes, c’est-à-dire par le droit des peuples et des Etats à jouir librement de leur ressources naturelles, de façon transparente et au bénéfice des populations».

Au cours de sa rencontre avec Mme Bangoura, Sous-secrétaire générale et représentante spéciale chargée du Bureau sur les questions de violences sexuelles aux Nations Unies, les évènements du 28 septembre ont été évoqués avec la nécessité absolue de rendre justice aux victimes et de les protéger jusqu’à la tenue du procès. «Il serait offensant pour les victimes et irresponsables de nier nos problèmes de violations des droits de l’homme si nous voulons vraiment y mettre fin» a  déclaré M. Gassama.

Son entretien avec Mme Judy Cheng-Hopkins, Sous-secrétaire générale à l’appui pour la consolidation de la paix a été l’occasion de faire le bilan des projets menés selon les trois axes prioritaires définis pour la consolidation de la paix en Guinée à savoir, la réforme du secteur sécurité, l’emploi des jeunes et des femmes et la réconciliation nationale. Les défis et les perspectives ont également été analysés dans le cadre du leadership et de la responsabilité nationale.

A chacune de ses rencontres, M. Gassama a insisté sur la justice comme condition indispensable pour consolider la paix, elle-même essentielle au développement juste et durable.

« Le droit comme norme applicable à tous, sans privilège ni distinction, en respectant les libertés de chaque citoyen guinéen, quelque soient ses opinions, son origine, son sexe ou son statut social. Sans cela, les institutions resteront fragiles et  inefficaces, la paix sera éphémère et le développement difficile. Mettons fin à l’impunité, au communautarisme, au clientélisme, à la corruption et au favoritisme» a-t-il dit.

M. Gassama a également mis l’accent sur la « nécessité pour les Etats fragiles comme la Guinée, où il existe une véritable volonté politique, d’être accompagnés, de bénéficier des appuis institutionnels, des soutiens techniques, humains et financiers, pour consolider la puissance publique, sans laquelle il n’y a pas de garantie des droits de l’homme». Des propos qui devraient être repris en substance lors de ses interventions les jours prochains, devant l’ensemble des pays qui soutiennent la Guinée à travers le Fonds et la Commission de Consolidation de la Paix (PBF/PBSO).

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