Bah Oury sur le changement en Guinée : le coup d’Etat est-il légal ou illégal ?

Bah Oury en Espagne« Est-ce que nous allons fermer les yeux et laisser Alpha Condé nous envoyer en enfer ? », interroge Bah Oury, dans une salle pleine de militants et responsables acquis à la cause de l’opposition guinéenne à Madrid. Pour l’opposant, c’est la question de la survie de la Guinée qui se pose actuellement.

« Pour ceux qui se souviennent encore, Alpha Condé avait prévenu en 2011 à Dixinn qu’il faut être naïf pour croire qu’il va organiser des élections et les perdre », rappelle Bah Oury pour expliquer qu’il n’y a aucune possibilité de rêver à un changement par les urnes sous la gouvernance actuelle…

Revenant longuement sur le processus électoral et notamment l’embrigadement de la CENI et de tous les intervenants du processus électoral, de l’opérateur de saisie à la cour suprême, mais aussi le refus du pouvoir du financement (donc de la participation) de l’Union européenne, Bah Oury a essayé de démontrer, « par A+B », qu’il est « impossible » de parvenir à une élection libre et démocratique en Guinée sous la présidence d’Alpha Condé.

Très applaudi dans la salle, l’opposant a alors demandé comment parvenir à l’alternance pour sauver la Guinée des divisions ethniques, de la mal gouvernance et tous les fléaux actuels. Pour Bah Oury, « nous sommes tous d’accord que le coup d’Etat est illégal », dit-il, après avoir posé la question à l’assistance. Alors, le vice-président de l’UFDG a enchaîné une autre question : « Est-ce que la souveraineté populaire est légale ou illégale ? ».

Donnant l’exemple du changement récemment réalisé par le peuple du Burkina Faso, Bah Oury a rappelé que la communauté internationale n’a pas condamné, mais avait au contraire soutenu cet acte que tout le monde a considéré comme démocratique. Pour le vice-président de l’UFDG, il n’y a pas plus démocratique que la souveraineté populaire. Il pense, dit et encourage ainsi des manifestations populaires qui visent très clairement le départ du président actuel avant de passer aux élections.

A en croire Bah Oury, ce qui ne manque pas en Guinée, ce sont les motifs de déception des Guinéens de la gouvernance Alpha Condé. Pour l’opposant, être de l’UFDG, de l’UFR, du PEDN… et s’opposer au régime Alpha Condé n’a rien d’exceptionnel, mais voir des militants et responsables qui ont élu Alpha Condé déçus de sa gouvernance et désormais opposés à lui est très évocateur aux yeux de l’exilé politique.

Avec forces détails, Bah Oury expliquera « les dangers » de la gouvernance Alpha Condé et surtout l’obligation pour les Guinéens conscients de se battre pour obtenir le changement afin de sauver l’avenir de notre pays.

Candidature unique ou multiple de l’opposition contre le président sortant ? Le vice-président de l’UFDG a posé la question et a dit qu’elle se pose effectivement, avant d’indiquer que tout cela ne servira à rien au finish. Selon Bah Oury, pour libérer la Guinée d’Alpha Condé, ce sont les Guinéens qui sortiront dans la rue pour le chasser avant d’organiser de vraies élections ! Rien d’autre ne peut prospérer, a dit l’opposant en exil.

Guineematin.com a suivi en direct, au téléphone, l’intégralité des discours de Docteur Fodé Oussou Fofana et de Bah oury

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